La ville rose indienne : Jaipur

Posted from Jaipur, Rajasthan, India.

Bon, j’ai encore perdu des photos (oui j’ai jeté ma carte mémoire, je pense que c’est même plus la peine de l’utiliser), notamment celles de Jaipur, Ranthambole national park, Agra, et khajuraho. Donc les prochains articles vont être un peu vides..
Après la ville bleue, la ville dorée (Jaisalmer), c’est au tour de la ville rose, Jaipur.
Pour y aller, on prend un bus de nuit, dans lequel on peut s’estimer heureux d’avoir une couchette, parce qu’il y a du monde partout ! Les gens dorment recroquevillés dans des coins sur le sol, trois personnes ont le même numéro de place, etc.. Enfin, organisation indienne quoi.. La route est absolument affreuse, surtout qu’on est à l’arrière du bus, juste au-dessus des roues.. On arrive à Jaipur à 6h30, sous un rail de métro aérien en construction, où les conducteurs de rickshaws nous attendent et nous agressent au réveil, forcément. D’ailleurs, ici, il y a des vélos-rickshaws ! On se pose d’abord boire un chai sous le harcèlement constant des rickshaws wallah, retrouve nos esprits, et décide de marcher jusqu’à trouver un hotel.
Après avoir déambuler dans différents endroits, on se retrouve dans une chambre d’hotel pas trop mal, pas excessivement chère, car oui, à Jaipur les chambres sont super chères.

On se promène ensuite jusqu’à Chameli Market, une forte concentration de bijoutiers qui vendent de l’argent et des pierres semi-précieuses et précieuses. Ici, l’argent, acheté à l’unité, se vend à 65 roupies le gramme.. On rencontre même un (honnête) vendeur qui nous invite dans sa boutique et nous propose ses bijoux, pas en argent ceux-là, mais avec des pierres semi-précieuses pour un prix ridicule. On se fait offrir plusieurs chai, puis Nick demande au vendeur où trouver un gramophone. Celui-ci nous indique une adresse, qui est alors notre nouvelle destination.

On décide d’aller à pied jusqu’à ce magasin, en s’arrêtant toutes les cinq minutes pour demander notre chemin. Demander son chemin à Jaipur est, au choix, fatiguant ou amusant. Les directions ne concordent jamais, et on avance 500 mètres pour reculer 250 mètres et refaire 300 mètres dans la direction précédente. En marchant dans la ville on passe par différents quartiers, bien reconnaissable. Le quartien chrétien, le quartier hindou, le quartier musulman (le plus facile à repérer, ya des burkas partout). Après 3 heures de marche dans la ville, épuisé par l’agitation, la pollution et le bruit constant dans cette ville plus trop rose que ça, on arrive dans le magasin qui nous a été indiqué. Et évidemment, ils ne font pas de gramophone.. On prends alors un rickshaws pour le retour (et je peux faire usage de mes petites notions de Hindi pour faire baisser le prix plus rapidement), que l’on payes 50 roupies.. On s’arrête à Johari market, où les vendeurs de bijoux du monde entier viennent se fournir en gros, et où l’on se fait agripper par le bras et trainer jusque dans des boutiques pourries. On nous propose alors des bijoux à des prix incroyables, qui de plus sont clairement en toc..
Voulant fuir ce vacarme et cette agitation, on continue notre route vers la guest house, et rencontrons un indien qui parle très bien français. Il nous explique qu’il est marionnettiste et qu’il est venu en France, au festival d’Avignon, ainsi qu’à d’autres festivals en Europe et en Inde. Il nous invite chez lui, pour un chai et nous montrer ses marionnettes, ainsi que nous jouer un peu de tablas et d’harmonium à vent. Il est extrèmement sympathique, et nous ammène dans ce qui ressemble à une boutique de marionnettes, nous invite à nous asseoir, et on commence à parler. Tout se passe très bien, puis il joue des tablas. Mais il en joue mal. Un peu plus tard, il joue de son harmonium, qui sonne faux, mais il en joue mal. Après la première heure, il commence à être un peu moins sympathique. Il commence à vouloir nous vendre ses marionnettes. Mais il reste correct. Ensuite, il nous montre des écharpes qu’il échange contre ses marionnettes et revend pour des prix ridicules, selon lui. Pour nous, ce sont surtout les écharpes qui sont ridicules. Jouant surement sur la pitié, Nick et Karen finissent par acheter des marionnettes pour 200 roupies l’unité. Avant de partir, il commence à nous demander un cadeau de notre pays. Je lui file une pièce de 100 yens qu’un japonais m’avait donné à Jodhpur, et Karen cherche dans son sac si elle à  quelque chose à offrir. Pendant ce temps, il pique deux cigarettes dans le paquet à Karen, qui forcément s’énerve un peu, et refuse de lui offrir un cadeau.

On sort donc dans la rue, en direction de la guest house, et un indien sur le bord de la rue nous accoste, en parlant un très bon français et nous dit qu’il est marionnettiste. Il sort ses marionnettes et commence à vouloir nous les vendre, 100 roupies l’unité. Et merde. Ne pas faire confiance aux marionnettistes qui parlent français à Jaipur, ça à l’air d’être une arnaque assez communne.
On arrive enfin à la guest house, où l’on mange tranquillement, après tout l’agitation de la journée, et prenons la décision de partir le lendemain. Au départ nous étions censés rester deux-trois jours, mais l’ambiance de Jaipur étant too much pour nous, on se décide à partir pour le Ranthambole National Park, d’où il parait qu’on peut voir des tigres !
On finit la soirée en regardant le retour de la momie, bon film pour s’endormir rapidement.

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