I’ve been through the desert to a guest house with no name : Jaisalmer

Posted from Jaisalmer, Rajasthan, India.

Je saute dans le train pour Jaisalmer, et regarde autour de moi. C’est la première fois que je vois autant d’étranger dans un train indien. Plus de 50% des passagers sont occidentaux. Tout le monde doit aller à Jaisalmer pour le Desert festival. Je demande à Nick et Karen quel est le nom de leur guest house pour que je puisse poser mon sac, le temps qu’il se réveille. Réponse : La guest house n’a pas de nom, mais tu peux poser ton sac au bright hotel. Ah, au fait j’ai encore perdu des photos, donc encore une fois, il en manquera !
Je m’installe sur ma couchette et tente de m’endormir, mais un ronflement sonore juste à côté de moi m’empêche de dormir. Puis un autre… Au bout d’une heure je décide de fouiller dans mon sac pour trouver des boules quiès, qui m’aideront à dormir une petite heure jusqu’à ce qu’un chef de famille indien décide de réveiller toute sa famille en allumant les lumières et en parlant bien fort. Merci… Du coup un bébé se met à pleurer, mais les ronflements cessent (pour un quart d’heure).
j’arrive tout de même à dormir quelques heures, et me réveille en sursaut à l’arrivée du train à Jaisalmer. N’ayant pas de couverture, mais que de simples carrés de tissus, et pour tout habit chaud une chemise à manches longues (bah oui, il fait chaud dans le sud), je tremble de tous mes membres, même du ventre. Ah oui, c’est le désert, très chaud le jour, mais très froid la nuit. Je me réveille doucement, et un chauffeur de taxi vient profiter de mon semi-état de réveil pour me proposer de me déposer à l’hôtel de mon choix pour 10 roupies.
je rentre dans le taxi, puis il me demande où je veux aller, et je lui dit que je vais au Bright hotel. Il commence alors à me parler de son hotel, me dit à quel point il est mieux, et qu’il n’y a plus d’eau dans l’enceinte du fort de jaisalmer, que tout est hors de prix, et que tout est fermé à cette heure-ci (6h30). Je lui dit non merci, et lui demande de m’amener là où je souhaite. N’étant pas tout seul dans le taxi, on s’arrête à différents endroits avant que le chauffeur de taxi en remettes une couche. Un trajet de 3 minutes a duré environ 30 minutes car il essayait de me vendre son safari à dos de dromadaire et sa chambre d’hôtel.
Il me dépose alors une centaine de mètre avant la porte du fort, où il n’y a rien, et tout semble fermé et mort, et tente une dernière fois de m’amener chez lui. Je finis par partir, et juste 50 mètres plus loin, 3 Chai shop sont ouvert.. Je monte dans le fort, et trouve le bright hotel, ouvert aussi, où je pose mon sac, bois un chai et assiste au plus beau lever de soleil que j’ai pu voir jusqu’à présent.

Lever du soleil à Jaisalmer

Lever du soleil à Jaisalmer

En discutant avec le patron, celui-ci me dit que quelqu’un m’attendait à la gare car Vicky, de Jodhpur, les avait appellé pour les prévenir de mon arrivée, en leur disant de venir me chercher. Bon bah dommage, mais faut me le dire aussi..
Il me montre ensuite où crèchent Nick et Karen, et je retourne boire quelques chais en attendant qu’ils se réveillent. Nick arrive, et m’explique ce que j’ai raté pendant que je branlais rien à Gokarne. Petit-déjeuner après une mauvaise nuit de sommeil, et je rencontre Gary, un australien qui parle Hindi couramment.
On va ensuite au Gadisar lac, juste à la sortie du fort, et passe l’après-midi dans un temple dédié à Shiva et sa femme Parvati.
Je rencontre ensuite Prakash, un conducteur de rickshaw sympa, mais un poil envahissant, qui s’est pris d’amitié pour Nick, Karen et Gary, et qui nous offre des biscuits, des tours en rickshaws gratuit et une bouteille de whisky. On passe donc la soirée dans le désert, les autres boivent (oui, je ne bois plus, épisode 2), mais il fait froid. De plus en plus froid, et je suis en chemise à manches courtes. Prakash me prête son blouson, mais le vent est fort. On finit par retourner dans la chambre et profite d’une bonne nuit de sommeil.

Le lendemain, c’est le premier jour du Desert festival. On arrive juste à temps pour le concours de turban, qui consiste à nouer un turban de la meilleure façon possible en moins de 2 minutes. La partie la plus marrante est le concours de turban pour étrangers, où l’on voit un peu n’importe quoi.
Ensuite, c’est au tour du concours de moustache. une dizaine d’indien (et un français) s’aligne sur la scène avec des moustaches toutes plus belles les unes que les autres !

Un des participants au concours de la moustache

Un des participants au concours de la moustache

On a ensuite le concours de Miss Desert, où cinq femmes indiennes vêtues de saris, de bijoux, et de toute leur quincaillerie viennent illuminer la scène pendant cinq minutes.

Participantes au concours de Miss Desert

Participantes au concours de Miss Desert

Et enfin, le très attendu concours de Mr Desert, où 25 indiens habillés en blanc avec leurs dagues et épées, bijoux et piercings, moustaches et turbans se montrent pendant un quart d’heure.

Des concurrents du concours de Mr Desert

Des concurrents du concours de Mr Desert

Monsieur Desert 2013

Monsieur Desert 2013

A la sortie du stadium, une petite fille fait du fil, avec des tongs, avec un plat sous les pieds, sur une jante de vélo, le tout avec un truc sur la tête. A côté d’elle un gamin avec la figure barbouillée de blanc et une moustache dessinée sur la face amuse les gens avec une balle attachée à l’extrémité d’une corde fixée à sa casquette, qu’il fait tourner en bougeant le cou, en rythme avec la musique.

Une gamine exploitée par ses parents qui fait du fil

Une gamine exploitée par ses parents qui fait du fil

Partout autour de nous, il y a des chameaux. Enfin, des dromadaires, mais ils ont pas l’air de faire la différence par ici..

Le stadium du festival

Le stadium du festival

Un Saddhu m’accoste, et m’attache un de ces bracelets porte-bonheurs au poignet, puis me réclame de l’argent. Forcément, fallait que ça arrive.. Je vais ensuite me trouver une couverture/châle/oreiller/peu-importe-on-en-fait-ce-que-l’on-veut pour 150 roupies, qui  sauvera mes nuits dans le rajasthan.
On prends ensuite un diner dans un restaurant, le 8 of July. Tenu par un couple d’indiens, dont le mari a passé les 20 dernières années en Australie, alors il a le même chapeau que crocodile dundee, et dit « bloody » tous les trois mots. Assez comique avec l’accent indien en prime !
Le soir, on retourne au desert festival pour de la danse et musique traditionnelle indienne. Mais quand on arrive, c’est un humoriste indien qui a le micro. On essaie alors de passer incognito en riant et applaudissant en même temps que les autres, mais bon, les minutes sont longues. Ensuite une danseuse indienne interprète une danse traditionnelle avec un énorme truc en feu sur la tête.

Desert festival

Desert festival

Ensuite, Prakash nous emmène encore une fois dans le désert, avec une bouteille de vodka et des snacks, qu’il nous interdit de payer, encore. Son père étant dans l’armée de l’air indienne, il a le droit à 10 bouteilles d’alcool à 180 roupies au lieu de 240. Heureusement que le gouvernement est là pour aider les militaires à se bourrer la gueule… On essaie tant bien que mal à lui donner de l’argent pour l’essence, l’alcool, les cacahuètes, les paquets de chips, etc… Mais rien à faire, il n’en veut pas. On glisse discrètement des billets dans sa poche pendant qu’il regarde ailleurs, en espèrant qu’il ne le remarque pas. Et ça passe. Il nous parle alors de Florence, une française qu’il a rencontré quelques années auparavant, avec qui il a eu une aventure, mais étant indien, ce qu’il nous en dit est « Je l’ai touché, elle m’a touché ».. Ce serait elle qui l’aurait introduit à l’alcool (bien joué, maintenant il boit comme un alcoolique), et ne l’aurait pas recontacté depuis. On a donc pour mission de lui dire du bien de Prakash, surtout que celui-ci ne parle quasiment pas anglais, heureusement on a Gary pour traduire !

Le lendemain, on retourne au stadium dans la matinée pour la suite du festival, mais il n’y a rien, organisation indienne oblige ! En fait, ils ont changé le lieu du festival pour la journée, sans laisser de signes. On retourne alors se balader dans le bazar de jaisalmer, où je trouve un livre pour apprendre l’Hindi. De retour au 8 of july, la patronne, voyant que j’essaie d’apprendre l’hindi, m’offre une version simplifiée de la bhagavad gita, un des écrit principaux de la religion hindou, faisant partie du Mahabharata.

Le policier à qui on a (tenté) de parler hindi

Le policier à qui on a (tenté) de parler hindi

Du coup je teste mes connaissances avec un policier indien, qui ne comprends pas vraiment ce que je dis, mais la communication se fait quand même.
Le soir, on retourne au festival, pour encore plus de musique et danse folklorique indienne. Mais bon, c’est quand même plus ou moins la même chose que la veille.

 

 

 

Danseuses au desert festival

Danseuses au desert festival

Et encore une danse traditionnelle rajasthanie

Et encore une danse traditionnelle rajasthanie

Dernier jour de festival, tout se passe à Sam sand dunes, un village à 40 km de Jaisalmer, un des rares endroits du désert où l’on trouve des dunes (sinon c’est un désert plat…). Pour y aller, beaucoup de taxis proposent leurs services, mais ça coute cher, environ 1000 roupies par personne. Mais heureusement on a notre chauffeur attitré, Prakash, qui nous emmène là-bas dans son rickshaw gratuitement.  On part donc pour une heure et quart de rickshaw à travers le désert, un petit peu serré vu qu’on est 6, mais la route n’étant pas (trop) pourrie, le voyage se fait bien. En arrivant là-bas, ce qu’on remarque en premier, c’est le nombre incroyable de dromadaires, et d’indiens qui essayent de vendre des balades en dromadaire, évidemment. On assiste alors à une course de dromadaires, qui en soit n’est pas très intéressante, ça ressemble à une course de chevaux, mais avec des dromadaires. Par contre, les dromadaires étant un peu moins prévisibles que des chevaux, par moment, un des dromadaires va foncer dans le public, créant une (petite) pagaille.
Le coucher de soleil dans le désert, sur les dunes, est le plus beau que j’ai pu voir jusqu’à maintenant, les couleurs sont magnifiques, en plus ya des dunes et des dromadaires, c’est dommage que j’ai perdu les photos…
On retrouve ensuite prakash, qui nous a préparé un repas dans le désert, au feu de bois. Un chicken tikka massala pas mauvais du tout, pas extraordinaire non plus, mais bon, c’est pas un resto, et c’est au milieu du désert. Les chapatis par contre, cuits sur la braise sont excellent. On peut se relaxer, au milieu de nulle part, de la nourriture, une bonne ambiance, et bien sûr prakash tient à nous offrir une autre bouteille de vodka.
Gary devant prendre un train dans la soirée, on range tout le bordel et rentre à Jaisalmer. Malheureusement, les phares du rickshaw ne marchent plus, donc on se fait une heure et quart de route dans le désert, sans phares, dans le froid. D’un autre côté, tous les taxis qui rentrent à Jaisalmer éclairent la route pour nous..
Arrivés sains et saufs à Jaisalmer, on fait nos adieux à Gary, et allons nous coucher, demain étant le jour de notre départ. Direction Jaipur !
Le dernier jour, je ne fait strictement rien, à part sympathiser avec une mignonne petite vache ! Toute mignonne et toute douce, elle me fait des calins, et je lui gratte le cou !

Mon amie la vache

Mon amie la vache

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