Entre attirance et dégoût : Agra

Posted from Agra, Uttar Pradesh, India.

Arrivé à 6h du matin à Agra, le soleil se levant, on décide de se précipiter au Taj Mahal, seule raison de venir à Agra.
Le rickshaw nous emmène à la porte sud, qui s’avère être fermée (évidemment, il se fait plus d’argent à nous emmener plus loin, et il s’en tape que ce soit fermé lui..). Du coup on se promène jusqu’à la porte ouest, avec nos sacs à dos. Là, il y a déjà une énorme file qui attend l’ouverture de la porte. On n’est pas autorisés à entrer avec nos sacs, donc on doit marcher jusqu’à la consigne, qui est elle aussi fermée, jusqu’à 7h.
Nick et moi attendons alors l’ouverture de la consigne pendant que Karen va chercher les tickets. Tickets qui par ailleurs coutent 750 roupies pour les étranger et 20 roupies pour les indiens. Batards.
Après avoir placé nos sacs à la consigne on fait la queue à l’entrée, et arrive au contrôle de sécurité. Normalement, en Inde, les contrôles de sécurité sont inutiles, il s’agit juste de passer à travers un détecteur de métaux, qui sonne positif, mais les gardes s’en tapent et tout le monde passe. Ici c’est différent. Déjà, les cigarettes et les briquets sont jetés directement à la poubelle. Ensuite, fouille du sac. Tout ce qui se mange est jeté à la poubelle aussi. Tout sauf mes noix de cajoux. Pourquoi ? Je demande au personnel de sécurité, qui me répond que c’est interdit. Je réitère ma question, et ceux-ci me répondent que  c’est interdit parce que l’on a pas le droit de le faire. Merci, je connais la définition du mot interdit. Ils finissent par me dire que ce sont les emballages qui sont interdits, car les gens les jettent par terre. Pourtant, mes noix de cajoux sont dans un sac plastique.. Peu importe…

Et là, c’est la Taj Mahal, la plus belle preuve d’amour au monde, le plus beau tombeau, et surement le plus bel édifice jamais construit. L’allée centrale est longue, et au fur et à mesure que l’on avance, le monument prend de l’ampleur et devient de plus en plus imposant. Tout au long de la marche, les touristes se prennent en photo devant la taj mahal avec des poses diverses et variées, toutes aussi comiques et pathétiques les unes que les autres.
A l’intérieur, il est interdit de photographier ou de prendre des vidéos, mais je tente quand même de prendre une vidéo. Tout se passe très bien jusqu’à ce qu’un (connard de) français (oui l’accent se reconnaît très facilement) vient me dire que c’est interdit de photographier à l’intérieur du bâtiment, et que la police va m’attraper. Bah oui connard, si tu dis ça à trois centimètres d’un flic, c’est sûr qu’il va m’attraper. Abruti.

Bref, on sort du Taj Mahal, pour prendre un petit-déjeuner. Sur le chemin, tout le monde essaye de nous vendre son super modèle réduit du Taj Mahal. On commande, et bien sûr ma commande n’arrive pas. Nick fait une sieste d’une demi-heure, puis on se décide à amener nos sacs à consigne de la gare d’où on part le soir même.
Les environs du Taj mahal étant fermé à la circulation pour les véhicules polluants, on va à la gare en calèche. Arrivé, on dépose nos sacs à la consigne, paie un chai au conducteur (de la calèche) et lui demande de nous emmener au fort d’agra, en fixant un certain prix. Il commence à nous parler d’un mini taj mahal, et d’un endroit où l’on peut acheter de bonnes chaussures. Un mini taj mahal ? Cool !
Après 10 minutes de calèche, le conducteur arrête le cheval devant un magasin, en nous disant « mini taj mahal !). Du coup on rentre, et en fait, il nous parlait d’un magasin où l’on peut acheter un mini taj mahal en cire. Pour lui faire plaisir on fait le tour du magasin, comme ça il aura sa commission, et on repart vers le fort d’Agra. Sur le chemin il essaye de nous arrêter à plusieurs restaurants et magasins, mais cette fois-ci on résiste.
On arrive enfin au fort, et lui donnons les 200 roupies. Il nous demande alors 240, et commence à agir comme s’il était en train de mourir de faim, pour nous faire culpabiliser. (Pendant ce temps, des gens essayent de nous vendre des chapeaux et des fouets à la indiana jones, je ne comprends toujours pas pourquoi. J’imagine que « Inde » est la seule explication possible).
L’entrée du fort étant payante et chère, on décide d’aller déjeuner, marchons vers la gare, où on trouve une petite cantine sympa, et là, avant même de commander un thali je m’endors profondément pendant deux heures… Au réveil, je vais aux toilettes, derrière la cuisine, et sur le chemin, je croise deux rats, bien gras…  Cool.

On va ensuite à Mehrab Garh, le jardin de l’autre côté de la rivière, face au Taj Mahal pour voir le coucher du soleil.

Le Taj Mahal au coucher du soleil

Le Taj Mahal au coucher du soleil

Et là le spectacle est magnifique. Il n’y a pas grand monde, tout est calme, les prières résonnent de l’autre côté de la rive, les oiseaux volent dans le ciel, et les chiens jouent sur la berge.

Les oiseaux, au coucher du soleil au-dessus de la Yasmuna

Les oiseaux, au coucher du soleil au-dessus de la Yasmuna

Si Agra est une ville absolument horrible, le Taj Mahal est sûrement la plus belle création humaine que l’on puisse voir.. Et j’aurai pu rester plusieurs jours, juste à fixer ce bâtiment..

Une réflexion au sujet de « Entre attirance et dégoût : Agra »

  1. je te l’avais bien dit que le Taj est une merveille… Contente que tu l’aies vu et aimé. Quant au reste… j’ai eu la chance de ne pas rencontrer les mêmes ennuis, j’étais seule à l’ouverture. Tu as raison, on va dire que c’est l’Inde.Je te suis dans ton parcours, et je t’embrasse mon neveu ! Evelyne

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