Feels like Indiana Jones : Orccha

Posted from Madhya Pradesh, India.

Orccha

Orccha

Après quatre heures de route, le bus nous dépose sur le bord de la route à 8km d’Orccha. On trouve donc un rickshaw qui nous emmène dans le village d’Orccha, et on commence par checker une guest house qui s’appelle Shri Merchant guest house. Le prix est raisonnable, mais la chambre est dégueulasse. Vraiment sale. On décide alors d’aller à une guest house qui nous avait été recommandé par quelqu’un que l’on avait rencontré dans le rajasthan, Temple view guest house.
On arrive, et première chose, le patron nous offre un chai. Après ça, on regarde la chambre, et on la prend. On demande le prix, et il nous répond « Combien vous voulez payer ? ». On lui dit donc 300 roupies, et il accepte. Il nous offre ensuite un deuxième chai, en nous demandant sans cesse « Are you happy ? If you’re happy, I’m happy ! ».
En fait, ici, le chai est gratuit ! On avait prévu de bouger, et de visiter les temples, mais on rencontre un autre français, et on commence à jouer à la belote. Et on y passe du temps. En fait, on y passe l’après midi, et la soirée, le tout agrémenté de millions de chais gratuits ! On décide donc de rester un jour de plus car l’endroit semble agréable.

Palais à gauche et temple d'Orccha à droite

Palais à gauche et temple d’Orccha à droite

Le lendemain, on part visiter les temples, pour cela on passe d’abord dans le palais, d’une taille assez impressionnante, comparé à la taille du village, mais à moitié en ruine. Dans le palais, une vache s’approche de moi, alors je commence à lui caresser le cou. Une fois que j’arrête, elle commence à se frotter sur ma jambe, assez énergiquement, et au bout de quelques minutes commence à me charger.. Je croyais qu’on était potes..

Mon amie la vache

Mon amie la vache

On continue donc sur les chemins, et passe à travers des petits temples en ruines, dévorés par la végétation. On passe ensuite devant un petit temple, où un baba nous invite à boire le chaï, et on passe une bonne heure à discuter avec lui, puis il nous montre son petit temple (tout pourrie), mais avec tellement de joie et de satisfaction..
Ensuite, ça devient un peu l’aventure, type Indiana Jones, mais en moins spectaculaire quand même. On se promène à travers des champs de blés, et ci et là, on trouve des temples abandonnés. En ruine pour la plupart, ils sont tous envahis par la végétation, ce qui leur donne un charme certain.

Un temple au milieu des champs de blé

Un temple au milieu des champs de blé

Malheureusement, on tombe à cours d’eau. Et il commence à faire soif. Parce qu’il fait chaud. On retourne donc dans le village, en longeant une rivière bordée de rochers et de galets, où les indiens viennent se baigner et faire leur lessive.

Jeannot-Gandhi et moi

Jeannot-Gandhi et moi

De retour, on est reparti pour une partie de belote, puis une autre… Et bien sûr, chai gratuit ! Et là, un mec arrive, avec la tête de Gandhi. Mais vraiment son sosie. On commence à discuter avec lui, et il s’avère qu’il ne parle pas un mot d’anglais. Bien sûr, il est français. Et un français de Toulouse. Et encore mieux, un français de Toulouse qui vend des melons à Saint-aubain, et qui s’appelle Jeannot… Donc ce Gandhi-Jeannot, se fait interviewé partout où il va en Inde (ce qui est un peu normal..), et je dois lui servir d’interprète. Enfin, moi j’ai pas compris ça, mais c’est ce que tout le monde a compris. Du coup je m’enfuis avant que la télé arrive.
On va au temple principal d’Orccha, délaissé aussi, où un gamin de 14 ans environ, sourd et muet a une belle pancarte « Please help me, I am deaf and dumb ». On nous avait conseillé d’y aller pour le coucher du soleil, et qu’on y rencontrerai Magic Mickael, qui nous emmenerai sur le toit ! On voit alors arriver un Magic Mickael, qui nous dit que c’est trop tard pour aller sur le toit, mais nous dit que c’est « Fantastic ! » (Ca doit être son mot préféré, et en plus il a un accent italien quand il le prononce.). Il commence alors à mettre de la musique sur son téléphone, principalement Britney spears et Mickael Jackson, et tout le monde danse à la porte d’entrée du temple, même le garçon sourd et muet, qui a l’air plutôt heureux ! D’ailleurs, le garçon sourd muet qui danse est l’une des choses les plus hilarantes de l’Inde !

L'intérieur du temple principal d'Orccha

L’intérieur du temple principal d’Orccha

Entretemps, comme tous les trains de nuit sont pleins, on décide de partir par un train de jour le lendemain. Puis, après le diner, on se rend compte, que l’endroit est pas si mal, et on fait le tour des agences de voyages pour voir s’il est possible de nous réserver un billet pour un train de nuit, le surlendemain. Ils nous disent, 200% sûr, pas de problème. On leur donne donc une avance, et finnissons la soirée, à jouer à la belote.

Le lendemain, on se lève tranquille, et allons checker à l’agence si ils ont le billet. Ils nous disent qu’ils attendent que leur garçon revienne de la gare. On va donc prendre un petit-déjeuner en attendant. Nick qui ne s’était pas réveillé avec nous, arrive, l’air mécontent, et nous dit que le mec de l’agence est venu le réveiller pour lui dire qu’il n’avait pas réussi à avoir le billet. Du coup on retourne à l’agence, et demandons s’il y a un autre moyen d’aller à Varanasi. Ils nous disent que tout est complet, que c’est pas possible, mais qu’on peut aller en bus à Jaipur (Je ne comprends toujours pas pourquoi). On s’énerve un peu, reprenons notre argent, et je regarde sur internet les itinéraires alternatifs. En 5 minutes, je trouve un train de nuit, depuis Lucknow à Varanasi, pour le soir même, et un train de jour depuis Jhansi (la station la plus proche d’Orccha) à Lucknow, en début d’aprèm.
Comme on ne peut pas réserver de billets (la station de train est à 30 minutes de rickshaw), on retourne à l’agence, en leur disant qu’on a trouvé un itinéraire alternatif, et on leur demande de nous le réserver. Ils nous disent « pas de problème, revenez dans une demi-heure. ».
Pendant ce temps, on essaye de commencer à se préparer, parce que le train est dans une heure et demie.
On revient ensuite à l’agence, et le mec nous dit qu’il a pas réussi, et me dit que son patron est parti prendre le billet à la gare. Je lui parle au téléphone, et il me dit qu’il sera de retour dans 20 minutes (ce qui est impossible), je lui dit donc d’oublier, et de me rendre mon argent. Ce qui est assez dur, et me prend 5 minutes. On s’active, prépare nos sacs, et sautons dans un rickshaw !
On arrive à la gare trente minutes avant le départ du train pour Lucknow. Je vais réserver les billets de trains pour ce soir, de Lucknow à Varanasi, pendant que les autres essayent d’acheter des billets de General class au comptoir, pour le train de Jhansi à Lucknow.
On arrive finalement à avoir nos billets, et on se précipite sur le quai, saute dans le train, et souffle enfin !

A la recherche des tigres : Ranthambole National Park

Posted from Sawai Madhopur, Rajasthan, India.

On décide donc de partir le plus rapidement possible de cette ville chaotique, et allons à la gare de Jaipur.
Il y a un train qui part vers 14h et un autre vers 17h, celui de 14h étant plein. On décide de prendre un billet de train en general class (la classe populaire, sans réservation), et allons au guichet réservé aux femmes, personnes agées et touristes. Forcément, avec ma gueule de métèque, certains indiens dans le file essaient de me virer, pensant que je ne suis pas étranger. J’arrive finalement au comptoir, et demande trois ticket pour Sawai Madhopur, la station de train la plus proche du parc national. Au guichet, on me dit que ce n’est pas possible d’aller dans le train qui part à 14h avec ces billets, qu’il faut prendre celui de 17h. D’accord, pas de problème.
On monte quand même dans le train de 14h, en classe sleeper, et attendons que le controleur passe. Le train, par ailleurs est presque vide, excepté quelques policiers à côté de nous. Quand le contrôleur passe, on joue la comédie : on donne le ticket, et on attend la réaction normale « ce n’est pas le bon train ». « Ah bon ? Oh excusez-moi, on ne nous a rien dit au guichet quand on a pris le billet.. ». Et bien sûr, comme les controleur indiens sont sympas avec les touristes (pas comme en France), il nous dit que ce n’est pas un problème de rester, et on ne paie même pas la différence de prix. (60 roupies au lieu de 140).

On arrive donc à Sawai Madhopur où un rickshaw-wallah nous attend, car ici, les hôtels sont tous hors de prix, et il vaut mieux réserver une chambre dans une guest house bon marché. On passe ensuite la soirée, tranquille sur la terrasse à observer la laideur et les contrastes de cette ville. Tout n’est que terrain vague plein de plastique et de déchets en décomposition, avec ci et là des hotels ultra-luxueux au gazons verdoyants..
Le lendemain, réveil à 4h du mat pour aller acheter des billets pour le safari dans le parc. A 4h30, on arrive devant la billetterie, encore fermée, et qui ouvre à 5h. Seulement 3 personnes sont déjà en train de faire la queue. En attendant, on se gave de chai, en essayant de se réchauffer un peu, car l’air ambiant est glacé.
Enfin, les guichets ouvrent, et tout le monde se rue sur les comptoirs. Devant nous, les trois personnes ont chacunes 10 formulaires, et achètent des billets de façon industrielle. Et en fait, c’est qu’il s’agit de garçon d’agence. En gros, ils dorment devant la billetterie, pour être prêt à se ruer au comptoir à 5h du matin, pendant que leur boss remplit les formulaires, et leur passe au fur et à mesure. Techniquement, il n’y a aucun moyen de passer devant ces personnes qui bloquent l’accès au guichet et réservent toutes les places. Comment ça marche ? Tout n’est qu’une question d’argent. Ces agences de tourismes facturent leurs prestations à des prix outrageant aux riches touristes occidentaux (de 2000 à 10000 roupies, alors qu’au guichet, le billet s’achète à 900 roupies). Avec tout cet argent, elles peuvent se permettre de soudoyer les fonctionnaires qui travaillent au guichet, pour qu’ils ferment les yeux sur le fait que leurs garçons bloque l’accès à la billetterie et réservent toutes les places.
On est donc sur le point d’abandonner, l’atmosphère n’étant pas la meilleure du monde au réveil, quand le responsable vient nous voir et nous demande quel est le problème. On lui explique donc la situation, et il finit par nous laisser accéder au comptoir, où l’on arrive enfin à avoir nos places !

On part ensuite dans une espèce d’énorme jeep, pour 20 personnes, et faisons le tour des hotels pour récupérer les gens qui ont déjà leurs places. Après m’être complètement transformé en glaçon (bah oui, il fait encore nuit, il fait froid, et la jeep n’est pas couverte), on arrive enfin au parc national, et commençons la visite. Donc évidemment on voit pleins de biches, cerfs, oiseaux, paons etc… Mais ça on s’en tape, nous on veut voir des tigres ! On aperçoit cependant un crocodile qui fait bronzette au soleil, mais les tigres, bah c’est pas pour cette fois…

Un des innombrables oiseaux du parc

Un des innombrables oiseaux du parc

Les paysages dans le parc sont magnifiques, car préservés. Un des rares endroits en Inde où le plastique ne ruinent pas la vue !

Héron sur le lac

Héron sur le lac

Après cette balade dans la nature, et la déception de ne pas avoir vu de tigre, on va chercher nos billets de trains pour aller à Agra. Problème, le train est complet. On décide de prendre des tickets en general class, donc sans réservation, et de prendre le train de nuit qui part dans la soirée. En même temps, on en profite pour réserver nos billets de trains pour le lendemain, depuis Agra vers Khajuraho, Agra n’ayant pas l’air d’être un endroit où rester plus d’une journée.

Plein d'oiseaux !

Plein d’oiseaux !

 

De retour à la guest house, on procède au check out, et, épuisés, fait une petite sieste sur le toit en béton, qui au passage est assez comfortable.
Le soir, on se pointe donc à la gare, et attendons le train, qui toutes les 10 minutes est retardé de 10 minutes supplémentaires. Il arrive enfin avec une heure de retard, et nous entrons donc en classe sleeper, avec nos billet general. On trouve le controleur et lui demande s’il aurait des couchettes pour nous (ils en ont toujours), qu’il nous trouve !
La nuit dans le train s’avère être plutôt horrible, le train s’arrêtant dans toutes les gares, à peu près toutes les quinze minutes, on se réveille constamment. En plus de celà, un indien décide de réveiller toute sa famille, et tout le wagon par la même occasion à 3h du matin, en allumant toutes les lumières et en gueulant (comme un indien, remarque).
Le train arrive tout de même à l’heure à la gare d’Agra Fort

I’ve been through the desert to a guest house with no name : Jaisalmer

Posted from Jaisalmer, Rajasthan, India.

Je saute dans le train pour Jaisalmer, et regarde autour de moi. C’est la première fois que je vois autant d’étranger dans un train indien. Plus de 50% des passagers sont occidentaux. Tout le monde doit aller à Jaisalmer pour le Desert festival. Je demande à Nick et Karen quel est le nom de leur guest house pour que je puisse poser mon sac, le temps qu’il se réveille. Réponse : La guest house n’a pas de nom, mais tu peux poser ton sac au bright hotel. Ah, au fait j’ai encore perdu des photos, donc encore une fois, il en manquera !
Je m’installe sur ma couchette et tente de m’endormir, mais un ronflement sonore juste à côté de moi m’empêche de dormir. Puis un autre… Au bout d’une heure je décide de fouiller dans mon sac pour trouver des boules quiès, qui m’aideront à dormir une petite heure jusqu’à ce qu’un chef de famille indien décide de réveiller toute sa famille en allumant les lumières et en parlant bien fort. Merci… Du coup un bébé se met à pleurer, mais les ronflements cessent (pour un quart d’heure).
j’arrive tout de même à dormir quelques heures, et me réveille en sursaut à l’arrivée du train à Jaisalmer. N’ayant pas de couverture, mais que de simples carrés de tissus, et pour tout habit chaud une chemise à manches longues (bah oui, il fait chaud dans le sud), je tremble de tous mes membres, même du ventre. Ah oui, c’est le désert, très chaud le jour, mais très froid la nuit. Je me réveille doucement, et un chauffeur de taxi vient profiter de mon semi-état de réveil pour me proposer de me déposer à l’hôtel de mon choix pour 10 roupies.
je rentre dans le taxi, puis il me demande où je veux aller, et je lui dit que je vais au Bright hotel. Il commence alors à me parler de son hotel, me dit à quel point il est mieux, et qu’il n’y a plus d’eau dans l’enceinte du fort de jaisalmer, que tout est hors de prix, et que tout est fermé à cette heure-ci (6h30). Je lui dit non merci, et lui demande de m’amener là où je souhaite. N’étant pas tout seul dans le taxi, on s’arrête à différents endroits avant que le chauffeur de taxi en remettes une couche. Un trajet de 3 minutes a duré environ 30 minutes car il essayait de me vendre son safari à dos de dromadaire et sa chambre d’hôtel.
Il me dépose alors une centaine de mètre avant la porte du fort, où il n’y a rien, et tout semble fermé et mort, et tente une dernière fois de m’amener chez lui. Je finis par partir, et juste 50 mètres plus loin, 3 Chai shop sont ouvert.. Je monte dans le fort, et trouve le bright hotel, ouvert aussi, où je pose mon sac, bois un chai et assiste au plus beau lever de soleil que j’ai pu voir jusqu’à présent.

Lever du soleil à Jaisalmer

Lever du soleil à Jaisalmer

En discutant avec le patron, celui-ci me dit que quelqu’un m’attendait à la gare car Vicky, de Jodhpur, les avait appellé pour les prévenir de mon arrivée, en leur disant de venir me chercher. Bon bah dommage, mais faut me le dire aussi..
Il me montre ensuite où crèchent Nick et Karen, et je retourne boire quelques chais en attendant qu’ils se réveillent. Nick arrive, et m’explique ce que j’ai raté pendant que je branlais rien à Gokarne. Petit-déjeuner après une mauvaise nuit de sommeil, et je rencontre Gary, un australien qui parle Hindi couramment.
On va ensuite au Gadisar lac, juste à la sortie du fort, et passe l’après-midi dans un temple dédié à Shiva et sa femme Parvati.
Je rencontre ensuite Prakash, un conducteur de rickshaw sympa, mais un poil envahissant, qui s’est pris d’amitié pour Nick, Karen et Gary, et qui nous offre des biscuits, des tours en rickshaws gratuit et une bouteille de whisky. On passe donc la soirée dans le désert, les autres boivent (oui, je ne bois plus, épisode 2), mais il fait froid. De plus en plus froid, et je suis en chemise à manches courtes. Prakash me prête son blouson, mais le vent est fort. On finit par retourner dans la chambre et profite d’une bonne nuit de sommeil.

Le lendemain, c’est le premier jour du Desert festival. On arrive juste à temps pour le concours de turban, qui consiste à nouer un turban de la meilleure façon possible en moins de 2 minutes. La partie la plus marrante est le concours de turban pour étrangers, où l’on voit un peu n’importe quoi.
Ensuite, c’est au tour du concours de moustache. une dizaine d’indien (et un français) s’aligne sur la scène avec des moustaches toutes plus belles les unes que les autres !

Un des participants au concours de la moustache

Un des participants au concours de la moustache

On a ensuite le concours de Miss Desert, où cinq femmes indiennes vêtues de saris, de bijoux, et de toute leur quincaillerie viennent illuminer la scène pendant cinq minutes.

Participantes au concours de Miss Desert

Participantes au concours de Miss Desert

Et enfin, le très attendu concours de Mr Desert, où 25 indiens habillés en blanc avec leurs dagues et épées, bijoux et piercings, moustaches et turbans se montrent pendant un quart d’heure.

Des concurrents du concours de Mr Desert

Des concurrents du concours de Mr Desert

Monsieur Desert 2013

Monsieur Desert 2013

A la sortie du stadium, une petite fille fait du fil, avec des tongs, avec un plat sous les pieds, sur une jante de vélo, le tout avec un truc sur la tête. A côté d’elle un gamin avec la figure barbouillée de blanc et une moustache dessinée sur la face amuse les gens avec une balle attachée à l’extrémité d’une corde fixée à sa casquette, qu’il fait tourner en bougeant le cou, en rythme avec la musique.

Une gamine exploitée par ses parents qui fait du fil

Une gamine exploitée par ses parents qui fait du fil

Partout autour de nous, il y a des chameaux. Enfin, des dromadaires, mais ils ont pas l’air de faire la différence par ici..

Le stadium du festival

Le stadium du festival

Un Saddhu m’accoste, et m’attache un de ces bracelets porte-bonheurs au poignet, puis me réclame de l’argent. Forcément, fallait que ça arrive.. Je vais ensuite me trouver une couverture/châle/oreiller/peu-importe-on-en-fait-ce-que-l’on-veut pour 150 roupies, qui  sauvera mes nuits dans le rajasthan.
On prends ensuite un diner dans un restaurant, le 8 of July. Tenu par un couple d’indiens, dont le mari a passé les 20 dernières années en Australie, alors il a le même chapeau que crocodile dundee, et dit « bloody » tous les trois mots. Assez comique avec l’accent indien en prime !
Le soir, on retourne au desert festival pour de la danse et musique traditionnelle indienne. Mais quand on arrive, c’est un humoriste indien qui a le micro. On essaie alors de passer incognito en riant et applaudissant en même temps que les autres, mais bon, les minutes sont longues. Ensuite une danseuse indienne interprète une danse traditionnelle avec un énorme truc en feu sur la tête.

Desert festival

Desert festival

Ensuite, Prakash nous emmène encore une fois dans le désert, avec une bouteille de vodka et des snacks, qu’il nous interdit de payer, encore. Son père étant dans l’armée de l’air indienne, il a le droit à 10 bouteilles d’alcool à 180 roupies au lieu de 240. Heureusement que le gouvernement est là pour aider les militaires à se bourrer la gueule… On essaie tant bien que mal à lui donner de l’argent pour l’essence, l’alcool, les cacahuètes, les paquets de chips, etc… Mais rien à faire, il n’en veut pas. On glisse discrètement des billets dans sa poche pendant qu’il regarde ailleurs, en espèrant qu’il ne le remarque pas. Et ça passe. Il nous parle alors de Florence, une française qu’il a rencontré quelques années auparavant, avec qui il a eu une aventure, mais étant indien, ce qu’il nous en dit est « Je l’ai touché, elle m’a touché ».. Ce serait elle qui l’aurait introduit à l’alcool (bien joué, maintenant il boit comme un alcoolique), et ne l’aurait pas recontacté depuis. On a donc pour mission de lui dire du bien de Prakash, surtout que celui-ci ne parle quasiment pas anglais, heureusement on a Gary pour traduire !

Le lendemain, on retourne au stadium dans la matinée pour la suite du festival, mais il n’y a rien, organisation indienne oblige ! En fait, ils ont changé le lieu du festival pour la journée, sans laisser de signes. On retourne alors se balader dans le bazar de jaisalmer, où je trouve un livre pour apprendre l’Hindi. De retour au 8 of july, la patronne, voyant que j’essaie d’apprendre l’hindi, m’offre une version simplifiée de la bhagavad gita, un des écrit principaux de la religion hindou, faisant partie du Mahabharata.

Le policier à qui on a (tenté) de parler hindi

Le policier à qui on a (tenté) de parler hindi

Du coup je teste mes connaissances avec un policier indien, qui ne comprends pas vraiment ce que je dis, mais la communication se fait quand même.
Le soir, on retourne au festival, pour encore plus de musique et danse folklorique indienne. Mais bon, c’est quand même plus ou moins la même chose que la veille.

 

 

 

Danseuses au desert festival

Danseuses au desert festival

Et encore une danse traditionnelle rajasthanie

Et encore une danse traditionnelle rajasthanie

Dernier jour de festival, tout se passe à Sam sand dunes, un village à 40 km de Jaisalmer, un des rares endroits du désert où l’on trouve des dunes (sinon c’est un désert plat…). Pour y aller, beaucoup de taxis proposent leurs services, mais ça coute cher, environ 1000 roupies par personne. Mais heureusement on a notre chauffeur attitré, Prakash, qui nous emmène là-bas dans son rickshaw gratuitement.  On part donc pour une heure et quart de rickshaw à travers le désert, un petit peu serré vu qu’on est 6, mais la route n’étant pas (trop) pourrie, le voyage se fait bien. En arrivant là-bas, ce qu’on remarque en premier, c’est le nombre incroyable de dromadaires, et d’indiens qui essayent de vendre des balades en dromadaire, évidemment. On assiste alors à une course de dromadaires, qui en soit n’est pas très intéressante, ça ressemble à une course de chevaux, mais avec des dromadaires. Par contre, les dromadaires étant un peu moins prévisibles que des chevaux, par moment, un des dromadaires va foncer dans le public, créant une (petite) pagaille.
Le coucher de soleil dans le désert, sur les dunes, est le plus beau que j’ai pu voir jusqu’à maintenant, les couleurs sont magnifiques, en plus ya des dunes et des dromadaires, c’est dommage que j’ai perdu les photos…
On retrouve ensuite prakash, qui nous a préparé un repas dans le désert, au feu de bois. Un chicken tikka massala pas mauvais du tout, pas extraordinaire non plus, mais bon, c’est pas un resto, et c’est au milieu du désert. Les chapatis par contre, cuits sur la braise sont excellent. On peut se relaxer, au milieu de nulle part, de la nourriture, une bonne ambiance, et bien sûr prakash tient à nous offrir une autre bouteille de vodka.
Gary devant prendre un train dans la soirée, on range tout le bordel et rentre à Jaisalmer. Malheureusement, les phares du rickshaw ne marchent plus, donc on se fait une heure et quart de route dans le désert, sans phares, dans le froid. D’un autre côté, tous les taxis qui rentrent à Jaisalmer éclairent la route pour nous..
Arrivés sains et saufs à Jaisalmer, on fait nos adieux à Gary, et allons nous coucher, demain étant le jour de notre départ. Direction Jaipur !
Le dernier jour, je ne fait strictement rien, à part sympathiser avec une mignonne petite vache ! Toute mignonne et toute douce, elle me fait des calins, et je lui gratte le cou !

Mon amie la vache

Mon amie la vache

Ce rêve bleu : Jodhpur

Posted from Jodhpur, Rajasthan, India.

Et me voilà à Jodhpur, la cité bleue. Traditionnellement, le bleu est réservé aux Brahmanes, caste supérieure dans la religion hindou, mais ici presque toutes les maisons sont peintes en bleu, pour éloigner les insectes.
Première impression : Je suis en Inde. L’Inde des films, et l’Inde qu’on lit, elle est là. L’ambiance est beaucoup plus authentique que dans le sud, et les gens beaucoup plus curieux de la personne, tout en étant désintéressé (sauf les commerçants, bien sûr).

Musique traditionnelle du Rajasthan

Musique traditionnelle du Rajasthan

Il est 17h30, et je m’arrête au Sunrise guest house, où je négocie une chambre pour 250 roupies. Une chambre énorme, avec eau chaude et salle de bain. Bon deal. Je commence à faire tremper mes habits sales, déballe mon sac et vais me promener dans la vieille ville. Je m’arrête alors à l’omelet shop, en face de l’omelet shop recommandé par le Lonely planet. (Je me suis rendu compte qu’en allant à côté des endroits indiqués dans les guides de voyages, on trouve de meilleurs services…). L’omelette est bonne, et Vicky, celui qui fait les omelettes est d’une gentillesse incroyable. Il me conseille sur les choses à faire, à voir, les endroits où manger, etc…

Clocktower et son marché

Clocktower et son marché

Je retourne alors à la guest house, et vais chercher mon passeport pour remplir le formulaire de l’hotel. A côté de moi, un gamin indien d’environ 14 ans maximum, a une valise renforcé à double fermeture cadenassée. Dans sa main, il tient une liasse de billet de 1000 roupies épaisse comme deux paquets de clopes. Il sort de sa poche une autre liasse de la même taille de billets de 100 roupies. Un peu bizarre, mais bon, c’est pas mon problème. Je commence à remplir le formulaire, quand le patron de la guest house me dit que c’est la personne avec qui je vais partager la chambre. Comment ça, partager la chambre ? Il me dit, qu’il sera de l’autre côté. Ah ok, donc pas dans la même chambre, mais dans la même partie de la guest house ? Non non, de l’autre côté de la chambre, sur un autre lit, mais dans la même chambre… Ok. Donc, il est maintenant 18h45, la nuit est tombée, j’ai passé une heure à me promener et à laisser mes habits tremper, en ayant la conscience tranquille, me disant que j’allais enfin avoir du temps pour moi, après avoir passé 3 jours dans des trains. Mais non. Le gosse étant louche, et voulant du temps pour moi, je choppe mes affaires, essore mes fringues, et me casse. D’ailleurs, j’avais mis mon cadenas sur la porte, donc qu’est-ce-qui serait arrivé si j’étais rentré à 23h ? Aurait-il cassé mon cadenas ?
Bref, je me retrouve à chercher une autre guest house, de nuit, et finit par trouver Hare Rama guest house, où je trouve une chambre encore mieux, avec canapé, tables basses, fauteuils, balcon, etc.. Pour le même prix. Et pas d’invité surprise. Je peux alors enfin me reposer, et profiter d’une nuit de repos.

Le lendemain, en passant du temps à l’omelet shop, je rencontre des français, des anglais, des japonais, et passe d’une langue à une autre. Ici, il y a trop de japonais, et je m’entraine à parler, bien que ce soit un peu dur, les mots ne venant pas forcément. Je rencontre alors une coiffeuse japonaise (les coiffeurs japonais sont les meilleurs), qui me propose de me couper les cheveux. Elle va donc chercher ses outils (elle a tout ! Les ciseaux, le spray, et même le par-dessus pour protéger les habits des cheveux), et on s’installe devant le marché, sur une place publique. En 5 minutes, une cinquantaine d’indiens nous regardent et prennent des photos de nous. Le photographe d’un journal local s’arrête et nous prend en photo ! Malheureusement, je n’ai pas pu avoir l’exemplaire du journal…

Flaner ensuite dans le marché autour de la tour de l’horloge est vraiment sympa, aller d’un chai shop à une boutique de souvenirs en passant par les étals de légumes, dans une ambiance indienne détendue, ou comment passer 4h à ne rien faire et observer la vie autour de soi.

Les étals de légumes dans le marché

Les étals de légumes dans le marché

Je rencontre une propriétaire de guest house et politicienne indienne qui prend des cours de français, et l’aide à faire ses devoirs. Du style « est-ce une chaise ? Non ce n’est pas une chaise, c’est un crayon ».
Nick et Karen sont donc censé me rejoindre le lendemain à Jodhpur, mais je reçois un coup de fil de ces derniers, qui me disent qu’ils restent à Jaisalmer pour le desert festival, processions de dromadaires et concours de M moustache, et autres fantaisies. Je dois donc les rejoindre, et me trouve un billet pour un train de nuit le lendemain.

Depuis le fort

Depuis le fort

La cité bleue, vue du fort

La cité bleue, vue du fort

Le lendemain après midi, je vais au fort de mehrangarh, qui surplombe la ville. La vue sur la cité bleue de là-haut est épatante. Encore un endroit où les problèmes disparaissent et les tensions s’effacent. C’est d’ailleurs l’endroit où a été tourné une des scènes du dernier batman, quand il passe par-dessus un mur, avec un énorme fort en arrière-plan. Je rencontre trois japonais avec qui je commence à pratiquer mon japonais (qui s’est d’ailleurs nettement amélioré), et allons diner ensemble dans un restaurant avec rooftop, d’où la vue sur le fort est magnifique.

Le fort de merhangarh vue depuis le restaurant

Le fort de merhangarh vue depuis le restaurant

Intérieur du fort

Intérieur du fort

En rentrant à la guest house, je rencontre d’autres voyageurs avec qui je passe mes dernières heures à Jodhpur, avant de rejoindre la gare pour prendre mon train.
Bye bye la cité bleue !