Feels like Indiana Jones : Orccha

Posted from Madhya Pradesh, India.

Orccha

Orccha

Après quatre heures de route, le bus nous dépose sur le bord de la route à 8km d’Orccha. On trouve donc un rickshaw qui nous emmène dans le village d’Orccha, et on commence par checker une guest house qui s’appelle Shri Merchant guest house. Le prix est raisonnable, mais la chambre est dégueulasse. Vraiment sale. On décide alors d’aller à une guest house qui nous avait été recommandé par quelqu’un que l’on avait rencontré dans le rajasthan, Temple view guest house.
On arrive, et première chose, le patron nous offre un chai. Après ça, on regarde la chambre, et on la prend. On demande le prix, et il nous répond « Combien vous voulez payer ? ». On lui dit donc 300 roupies, et il accepte. Il nous offre ensuite un deuxième chai, en nous demandant sans cesse « Are you happy ? If you’re happy, I’m happy ! ».
En fait, ici, le chai est gratuit ! On avait prévu de bouger, et de visiter les temples, mais on rencontre un autre français, et on commence à jouer à la belote. Et on y passe du temps. En fait, on y passe l’après midi, et la soirée, le tout agrémenté de millions de chais gratuits ! On décide donc de rester un jour de plus car l’endroit semble agréable.

Palais à gauche et temple d'Orccha à droite

Palais à gauche et temple d’Orccha à droite

Le lendemain, on part visiter les temples, pour cela on passe d’abord dans le palais, d’une taille assez impressionnante, comparé à la taille du village, mais à moitié en ruine. Dans le palais, une vache s’approche de moi, alors je commence à lui caresser le cou. Une fois que j’arrête, elle commence à se frotter sur ma jambe, assez énergiquement, et au bout de quelques minutes commence à me charger.. Je croyais qu’on était potes..

Mon amie la vache

Mon amie la vache

On continue donc sur les chemins, et passe à travers des petits temples en ruines, dévorés par la végétation. On passe ensuite devant un petit temple, où un baba nous invite à boire le chaï, et on passe une bonne heure à discuter avec lui, puis il nous montre son petit temple (tout pourrie), mais avec tellement de joie et de satisfaction..
Ensuite, ça devient un peu l’aventure, type Indiana Jones, mais en moins spectaculaire quand même. On se promène à travers des champs de blés, et ci et là, on trouve des temples abandonnés. En ruine pour la plupart, ils sont tous envahis par la végétation, ce qui leur donne un charme certain.

Un temple au milieu des champs de blé

Un temple au milieu des champs de blé

Malheureusement, on tombe à cours d’eau. Et il commence à faire soif. Parce qu’il fait chaud. On retourne donc dans le village, en longeant une rivière bordée de rochers et de galets, où les indiens viennent se baigner et faire leur lessive.

Jeannot-Gandhi et moi

Jeannot-Gandhi et moi

De retour, on est reparti pour une partie de belote, puis une autre… Et bien sûr, chai gratuit ! Et là, un mec arrive, avec la tête de Gandhi. Mais vraiment son sosie. On commence à discuter avec lui, et il s’avère qu’il ne parle pas un mot d’anglais. Bien sûr, il est français. Et un français de Toulouse. Et encore mieux, un français de Toulouse qui vend des melons à Saint-aubain, et qui s’appelle Jeannot… Donc ce Gandhi-Jeannot, se fait interviewé partout où il va en Inde (ce qui est un peu normal..), et je dois lui servir d’interprète. Enfin, moi j’ai pas compris ça, mais c’est ce que tout le monde a compris. Du coup je m’enfuis avant que la télé arrive.
On va au temple principal d’Orccha, délaissé aussi, où un gamin de 14 ans environ, sourd et muet a une belle pancarte « Please help me, I am deaf and dumb ». On nous avait conseillé d’y aller pour le coucher du soleil, et qu’on y rencontrerai Magic Mickael, qui nous emmenerai sur le toit ! On voit alors arriver un Magic Mickael, qui nous dit que c’est trop tard pour aller sur le toit, mais nous dit que c’est « Fantastic ! » (Ca doit être son mot préféré, et en plus il a un accent italien quand il le prononce.). Il commence alors à mettre de la musique sur son téléphone, principalement Britney spears et Mickael Jackson, et tout le monde danse à la porte d’entrée du temple, même le garçon sourd et muet, qui a l’air plutôt heureux ! D’ailleurs, le garçon sourd muet qui danse est l’une des choses les plus hilarantes de l’Inde !

L'intérieur du temple principal d'Orccha

L’intérieur du temple principal d’Orccha

Entretemps, comme tous les trains de nuit sont pleins, on décide de partir par un train de jour le lendemain. Puis, après le diner, on se rend compte, que l’endroit est pas si mal, et on fait le tour des agences de voyages pour voir s’il est possible de nous réserver un billet pour un train de nuit, le surlendemain. Ils nous disent, 200% sûr, pas de problème. On leur donne donc une avance, et finnissons la soirée, à jouer à la belote.

Le lendemain, on se lève tranquille, et allons checker à l’agence si ils ont le billet. Ils nous disent qu’ils attendent que leur garçon revienne de la gare. On va donc prendre un petit-déjeuner en attendant. Nick qui ne s’était pas réveillé avec nous, arrive, l’air mécontent, et nous dit que le mec de l’agence est venu le réveiller pour lui dire qu’il n’avait pas réussi à avoir le billet. Du coup on retourne à l’agence, et demandons s’il y a un autre moyen d’aller à Varanasi. Ils nous disent que tout est complet, que c’est pas possible, mais qu’on peut aller en bus à Jaipur (Je ne comprends toujours pas pourquoi). On s’énerve un peu, reprenons notre argent, et je regarde sur internet les itinéraires alternatifs. En 5 minutes, je trouve un train de nuit, depuis Lucknow à Varanasi, pour le soir même, et un train de jour depuis Jhansi (la station la plus proche d’Orccha) à Lucknow, en début d’aprèm.
Comme on ne peut pas réserver de billets (la station de train est à 30 minutes de rickshaw), on retourne à l’agence, en leur disant qu’on a trouvé un itinéraire alternatif, et on leur demande de nous le réserver. Ils nous disent « pas de problème, revenez dans une demi-heure. ».
Pendant ce temps, on essaye de commencer à se préparer, parce que le train est dans une heure et demie.
On revient ensuite à l’agence, et le mec nous dit qu’il a pas réussi, et me dit que son patron est parti prendre le billet à la gare. Je lui parle au téléphone, et il me dit qu’il sera de retour dans 20 minutes (ce qui est impossible), je lui dit donc d’oublier, et de me rendre mon argent. Ce qui est assez dur, et me prend 5 minutes. On s’active, prépare nos sacs, et sautons dans un rickshaw !
On arrive à la gare trente minutes avant le départ du train pour Lucknow. Je vais réserver les billets de trains pour ce soir, de Lucknow à Varanasi, pendant que les autres essayent d’acheter des billets de General class au comptoir, pour le train de Jhansi à Lucknow.
On arrive finalement à avoir nos billets, et on se précipite sur le quai, saute dans le train, et souffle enfin !

Ce rêve bleu : Jodhpur

Posted from Jodhpur, Rajasthan, India.

Et me voilà à Jodhpur, la cité bleue. Traditionnellement, le bleu est réservé aux Brahmanes, caste supérieure dans la religion hindou, mais ici presque toutes les maisons sont peintes en bleu, pour éloigner les insectes.
Première impression : Je suis en Inde. L’Inde des films, et l’Inde qu’on lit, elle est là. L’ambiance est beaucoup plus authentique que dans le sud, et les gens beaucoup plus curieux de la personne, tout en étant désintéressé (sauf les commerçants, bien sûr).

Musique traditionnelle du Rajasthan

Musique traditionnelle du Rajasthan

Il est 17h30, et je m’arrête au Sunrise guest house, où je négocie une chambre pour 250 roupies. Une chambre énorme, avec eau chaude et salle de bain. Bon deal. Je commence à faire tremper mes habits sales, déballe mon sac et vais me promener dans la vieille ville. Je m’arrête alors à l’omelet shop, en face de l’omelet shop recommandé par le Lonely planet. (Je me suis rendu compte qu’en allant à côté des endroits indiqués dans les guides de voyages, on trouve de meilleurs services…). L’omelette est bonne, et Vicky, celui qui fait les omelettes est d’une gentillesse incroyable. Il me conseille sur les choses à faire, à voir, les endroits où manger, etc…

Clocktower et son marché

Clocktower et son marché

Je retourne alors à la guest house, et vais chercher mon passeport pour remplir le formulaire de l’hotel. A côté de moi, un gamin indien d’environ 14 ans maximum, a une valise renforcé à double fermeture cadenassée. Dans sa main, il tient une liasse de billet de 1000 roupies épaisse comme deux paquets de clopes. Il sort de sa poche une autre liasse de la même taille de billets de 100 roupies. Un peu bizarre, mais bon, c’est pas mon problème. Je commence à remplir le formulaire, quand le patron de la guest house me dit que c’est la personne avec qui je vais partager la chambre. Comment ça, partager la chambre ? Il me dit, qu’il sera de l’autre côté. Ah ok, donc pas dans la même chambre, mais dans la même partie de la guest house ? Non non, de l’autre côté de la chambre, sur un autre lit, mais dans la même chambre… Ok. Donc, il est maintenant 18h45, la nuit est tombée, j’ai passé une heure à me promener et à laisser mes habits tremper, en ayant la conscience tranquille, me disant que j’allais enfin avoir du temps pour moi, après avoir passé 3 jours dans des trains. Mais non. Le gosse étant louche, et voulant du temps pour moi, je choppe mes affaires, essore mes fringues, et me casse. D’ailleurs, j’avais mis mon cadenas sur la porte, donc qu’est-ce-qui serait arrivé si j’étais rentré à 23h ? Aurait-il cassé mon cadenas ?
Bref, je me retrouve à chercher une autre guest house, de nuit, et finit par trouver Hare Rama guest house, où je trouve une chambre encore mieux, avec canapé, tables basses, fauteuils, balcon, etc.. Pour le même prix. Et pas d’invité surprise. Je peux alors enfin me reposer, et profiter d’une nuit de repos.

Le lendemain, en passant du temps à l’omelet shop, je rencontre des français, des anglais, des japonais, et passe d’une langue à une autre. Ici, il y a trop de japonais, et je m’entraine à parler, bien que ce soit un peu dur, les mots ne venant pas forcément. Je rencontre alors une coiffeuse japonaise (les coiffeurs japonais sont les meilleurs), qui me propose de me couper les cheveux. Elle va donc chercher ses outils (elle a tout ! Les ciseaux, le spray, et même le par-dessus pour protéger les habits des cheveux), et on s’installe devant le marché, sur une place publique. En 5 minutes, une cinquantaine d’indiens nous regardent et prennent des photos de nous. Le photographe d’un journal local s’arrête et nous prend en photo ! Malheureusement, je n’ai pas pu avoir l’exemplaire du journal…

Flaner ensuite dans le marché autour de la tour de l’horloge est vraiment sympa, aller d’un chai shop à une boutique de souvenirs en passant par les étals de légumes, dans une ambiance indienne détendue, ou comment passer 4h à ne rien faire et observer la vie autour de soi.

Les étals de légumes dans le marché

Les étals de légumes dans le marché

Je rencontre une propriétaire de guest house et politicienne indienne qui prend des cours de français, et l’aide à faire ses devoirs. Du style « est-ce une chaise ? Non ce n’est pas une chaise, c’est un crayon ».
Nick et Karen sont donc censé me rejoindre le lendemain à Jodhpur, mais je reçois un coup de fil de ces derniers, qui me disent qu’ils restent à Jaisalmer pour le desert festival, processions de dromadaires et concours de M moustache, et autres fantaisies. Je dois donc les rejoindre, et me trouve un billet pour un train de nuit le lendemain.

Depuis le fort

Depuis le fort

La cité bleue, vue du fort

La cité bleue, vue du fort

Le lendemain après midi, je vais au fort de mehrangarh, qui surplombe la ville. La vue sur la cité bleue de là-haut est épatante. Encore un endroit où les problèmes disparaissent et les tensions s’effacent. C’est d’ailleurs l’endroit où a été tourné une des scènes du dernier batman, quand il passe par-dessus un mur, avec un énorme fort en arrière-plan. Je rencontre trois japonais avec qui je commence à pratiquer mon japonais (qui s’est d’ailleurs nettement amélioré), et allons diner ensemble dans un restaurant avec rooftop, d’où la vue sur le fort est magnifique.

Le fort de merhangarh vue depuis le restaurant

Le fort de merhangarh vue depuis le restaurant

Intérieur du fort

Intérieur du fort

En rentrant à la guest house, je rencontre d’autres voyageurs avec qui je passe mes dernières heures à Jodhpur, avant de rejoindre la gare pour prendre mon train.
Bye bye la cité bleue !

 

Wayanad wildlife sanctuary

Posted from Kerala, India.

Départ de Kochi dans la matinée, direction Calikut, soit cinq heures de train.
Arrivé à Calikut, il faut chercher l’arrêt de bus, forcément, le premier arrêt de bus où je m’arrête n’est pas le bon. Un indien m’indique le bus à prendre pour rejoindre la gare routière pour les longues distances. Il m’accompagne et me guide jusqu’à ce que j’arrive juste au niveau du bus que je dois prendre.
Et à partir de là commencent trois heures de bus dans des routes de montagne, en direction de Mananthavady, dans le wayanad wildlife sanctuary, au Nord du Kerala. Sur le bord de la route, des singes sont tranquillement en train de faire la sieste, où récupère les restes que les gens balancent par la fenêtre.
A mananthavady, il fait plutôt bon, un climat assez tempéré qui ressemble à celui qu’on a en France vers avril. Il faut alors prendre un rickshaw jusqu’à la maison d’hôte où on m’attend. Je parlais des routes d’Allepey, en disant qu’elles étaient en mauvais état. En fait, maintenant je veux bien retirer ça, au vu des routes dans les montagnes. A certains moments, le rickshaw ne peut pas aller plus vite que 5km/h…
Et là, j’arrive à la guest house. Une maison, au milieu de la campagne indienne, paisible. Pas de circulation alentour, pas de cris, juste les bruits de la nature. On m’accueille avec un tchaï et des biscuits, bananes, etc.. La chambre est nickel. Un bon endroit pour se poser dans un hamac et ne rien faire la journée. (Ya même un chien qui s’appelle Bruno..)

champs

La campagne indienne

Bref, après une bonne nuit de repos, au calme, sans klaxons, je pars me balader dans les champs environnants, et là c’est le pied. Les paysages sont magnifiques, et encore préservés. Les gens ont pas l’habitude de voir des blancs par là, et ils me regardent tous d’un air curieux, les enfants se cachent à moitié pour rire discrètement quand je passe (raté).

Deux enfants

Deux enfants qui m’ont réclamé une photo..

Les repas sont servis traditionnellement, sur une feuille de bananier (le côté le plus large à droite) et la nourriture est bonne. Enfin de la nourriture indienne, qui n’est pas faite pour les européens. De la bonne nourriture quoi.

Elephant sauvage

Sauras-tu trouver l’élephant sauvage qui se cache entre les arbres ?

L’après midi, je vais faire un tour en jeep dans la réserve de tholpetty, où l’on peut voir des élephants, des paons, des biches, des tigres (mais personne n’en voit), et une sorte d’écureuil géant. On passe par de petits sentiers au milieu de la forêt, complètement détruits par la mousson. Même en jeep c’est dur. Forcément, on se prend d’énormes nuages de poussière, soulevés par les autres jeeps. Mieux vaut prendre un mouchoir ou une écharpe. Du coup, à travers les arbres et les buissons, j’arrive à apercevoir un éléphant sauvage. Ils sont plus gros que les éléphants keralais, et sont gris.

Ecureuil

Un écureuil (géant)

Singe

Un singe dans la réserve

safari

Depuis la jeep

En, parlant d’éléphants keralais, je suis allé faire un détour vers un camp d’entrainement pour éléphants de temples, donc keralais. Ils sont noirs avec des tâches dorées sur leurs oreilles. J’ai même vu un éléphant de 20 jours, et un autre d’un mois. C’est tout mignon, c’est déjà gros, ça a les poils super durs, et ça fait que des conneries. Du style, je m’approche, j’enroule ma trompe autour de ta jambe et je me mets à te renifler la cheville en te bavant dessus. Ou s’amuser à jeter de la paille et de la poussière sur son dos avec sa trompe.

Elephants keralais

Des élephants Keralais

un petit pick up

Un pick-up qui transporte des indiens, et encore, y’en a des plus pleins que ça..

Au retour, je croise un des innombrables « pick-up » bondés d’indiens, sauf que cette fois-ci, j’ai pris une photo. A noter qu’il peut y avoir au moins deux fois plus de monde dedans.

Plantation de café

Plantations de café

Le lendemain, après une longue marche à travers les plantations de café et de poivre (et oui ils font du café), je vais sur une petite île traversée par une rivière claire (la source n’est pas très loin) et fraiche. Là des cars d’indiens viennent, et se baignent dans cette eau fraiche, les singes viennent piquer les restes dans les poubelles. Bon endroit pour glander tout l’aprèm. Pour traverser et revenir sur le « continent », il faut monter sur un radeau en bambou, qui est guidé à l’aide de cordes (voir photo, je sais pas trop comment expliquer.).
Sur le chemin du retour, on nous fait gouter des grains de café directement pris sur le caféier. Etonnament, c’est pas amère du tout, c’est sucré, et assez bon à machouiller. Par contre, les grains de poivres directement pris sur l’arbre sont déjà très.. poivrés.

radeau

Le radeau pour rejoindre l’île

Au final, passer trois jours dans le wyanad wildlife sanctuary permet de se reposer de l’atmosphère qui règne dans les villes indiennes. En plus, il n’y a que très peu de touristes là bas. En fait, le climat est assez bon, pas besoin de se couvrir plus que ça.
La famille qui m’a accueillie m’a même offert de la cardamone et de la vanille (fraiche du jardin), ainsi qu’un lungi, rectangle de tissu que l’on met autour de la taille, assez pratique en Inde.
Prochaine étape, Mysore, le coeur de la production de Sandal (le bois, pas les chaussures).

Retour à Varkala et nouvel an

Posted from Varkala, Kerala, India.

Donc après ce bout de chemin à Kannyakumari, et avant de commencer à remonter la côte, je suis retourné me poser à Varkala.
Après être arrivé, je constate que Varkala est maintenant surpeuplé. En fait c’est l’europe en Inde. La plage est pleine de blancs, au moins quatre fois plus que quand je suis parti.
Au Vishram Village, je me lance dans le défi de faire le portrait de chaque personne du staff, de l’imprimer pour ensuite leur donner. Les personnes que j’avais oublié de photographier sont venus réclamer leur photo.. Mais ils sont tous très tendus devant l’appareil, et ont tous la même pose : Bras le long du corps, dos droit et un sourire crispé. Au pire, on s’en tape, les photos sont pour eux.

Labo photo

Le labo photo, et ma photo dans un cadre sur l’étagère (à gauche)

Je vais imprimer les photos dans un petit labo en ville, pour 8 roupies la photo. Et à cause des réclamations de certaines personnes, je dois y retourner le lendemain pour imprimer d’autres photos. C’est à ce moment que je réalise qu’ils ont mis une de mes photos sous cadre, en exposition. (celle du bord du lac au Vishram Village). C’est le début de la célébrité !

Me promenant sur la cliff, je tombe par hasard sur des clients du Vishram village, et les invitent à boire un verre, et leur parle d’un restau assez sympa. De fil en aiguille, je finis par leur proposer de les amener en scooter. Et là, c’est Indian style. A trois sur un scooter, à klaxonner tous les 5 mètres et à garder les pleins phares tout le long. Au final, c’est normal pour eux de voir 3 personnes sur un scooter, étant donné qu’ils promènent leur familles entières sur leur motos (j’ai déjà vu le père, la mère, et les trois enfant sur une moto, plusieurs fois..)

En arrivant vers la plage de Varkala, je tombe sur une équipe de tournage, ils filment en RED, mais apparement pas de technicien son. (En même temps, vu le bruit environnant en Inde, j’imagine qu’ils doivent tout faire en studio).

Mon oncle et ma tante étant complet, je dois trouver un endroit où dormir à partir du 29, et pars donc à la recherche d’une chambre. C’est là que ça se complique. Comme le monde entier est en vacances, il y a un monde fou qui vient pour une ou deux semaines, et tous les hôtels et guest house affichent complet ou des prix ridiculeusement élevé (parfois quatre fois plus que deux semaines plus tôt). Après plusieurs heures passées en scooter dans les petits chemins merdiques de Varkala, je trouve une place en dortoir au Shiva’s Garden. En fait, ce sont des matelas de 2 cm d’épaisseur avec une moustiquaire sur une terrasse couverte. L’ambiance là bas est géniale, il y a des voyageurs qui viennent de partout dans le monde. (Mais j’ai quand même rencontré plus d’une quinzaine de français en moins de 24h). Ce qui est sympa c’est de partager une salle de bain pour 18 personnes.

Shiva's Garden

Le dortoir du Shiva’s Garden

 

Umesh

Umesh, le patron du Juice shack

Parallèlement, je continue de chercher une vrai chambre pour le 31 et le 1er, parce que c’est quand même plus sympa d’avoir un peu d’intimité en étant déchiré. Je finis par brancher Umesh, le patron du Juice Shack, qui est un bar à jus de fruit où j’ai passé (beaucoup) de temps. Il me dit, pas de problème, reviens demain.
Le lendemain, je me pointe et il m’a trouvé une chambre à 600 roupies. Je vais la visiter et me retrouve dans une immense chambre, qui est en fait un deux pièce avec cuisine, salle de bain et balcon… Une chambre immense en soi…

 

 

Vient alors le jour du nouvel an. Le début de la soirée se passe au Shiva’s Garden où des jeunes viennent faire des danses dans le style bollywood, assez sympa. (Mais par contre, si on est pas habitué, on peut être, comme moi, choqué par la gay attitude qui s’en dégage.). Ensuite, je vais sur la plage avec deux autres français pour voir le feu d’artifice. Le problème est qu’on étaient pas au courant que le feu d’artifice se passait à 10m de nous. C’est à partir de ce moment là qu’on commence à croire en Dieu. Pour le coup, on a vu le feu d’artifice de près, pile au dessus de nous ! Il a fallut éviter les braises qui tombaient, mais c’est quand même sympa. Les mesures de sécurité, c’est pas encore ça en Inde.

Bollywood Dance

Bollywood dance

Ensuite, commence le défilé d’indiens bourré. « Happy new year », disent-ils tous en nous serrant la main. Au début c’est marrant, mais au bout de 50 personne qui nous sert la main, ça devient agaçant, surtout que ça ne laisse pas le temps de discuter. Certains veulent prendre des photos avec nous.. Bref, vers 00h30, les policiers commencent à virer tout le monde de la plage, assez facilement parce qu’ils menacent avec un baton en bambou. Tout de suite, ils ont plus d’autorité.

Maintenant, c’est le dernier jour à Varkala, demain je pars à Allepey, en compagnie de Fabien, un français rencontré à Shiva’s Garden.
Ah, au fait, bonne année !

Vishram Village

Posted from Edava, Kerala, India.

Bungalows

Bungalows au coucher du soleil

Bon, alors comme promis je vais mettre quelque photos. Je n’ai pas encore sorti l’appareil en dehors de l’hôtel où je réside pour l’instant, mais ça reste assez représentatif, en tout cas pour le paysage.

Ok, y’en a pas beaucoup, mais c’est pas évident de sortir un appareil photo sans avoir l’impression d’être un blanc qui s’impose… Déjà que partout où je vais, on me regarde avec insistance.
D’ailleurs, hier je suis allé à un minuscule marché local, dans un petit village. J’étais le seul blanc, et tout le monde m’a fixé le temps où je suis resté..
Par contre, l’avantage, c’est que tout le monde est souriant et en  couleur, me demande mon nom, même s’il il ne parle pas en anglais (parfois, il faut 5 minutes avant de  le comprendre…).

Fleur

Oui, il y a des jolies fleurs d’été

Bord du lac

Lever du jour, au bord du lac

Dans un autre genre, il y a la balade de la cliff (oui, les français parle un indo-franglais un peu perturbant,  mais je m’y suis déjà fait), à Varkala. C’est une falaise bordée de guest house et de boutiques pour touristes. On y croise que des blancs ! Et la plage qui est en contrebas est magnifique, sable fin. J’essaierai de prendre des photos la prochaine fois !

Bungalow, le soir

Un des bungalows, le soir