Shivaratri et Kumbah Melah : Varanasi

Posted from Varanasi, Uttar Pradesh, India.

On passe l’après-midi à regarder par la fenêtre, jusqu’à ce qu’un groupe de journalistes indiens rentrant chez eux, engagent la discussion. Tout de suite ça change du classique « Are you married ? What’s your name ? Where are you from ? ». Du coup on parle de politique anglaise et française, mais bon, au bout d’un moment ça fatigue…
On arrive à Lucknow après environ 7 heures de train. Nous attendons notre train de nuit sur la plateforme, en grignotant des chips et des biscuits, et à côté de nous, des énormes rats font la même chose. Le train arrive, on monte et on essaye de dormir.
Le lendemain, on arrive à 5 heures du matin à la gare de Varanasi, déjà complètement bondée. Un chauffeur de rickshaw nous accoste, et on monte avec lui. Il nous amène à la guest house où l’on voulait aller, mais tout est plein. Le chauffeur nous montre différentes guest houses qu’on essaye toutes. Et oui, dans deux jours, c’est Shivaratri, la célébration du mariage de Shiva et Parvati, une des plus grosses fêtes hindoues, et Varanasi est la ville indienne la plus dévouée à Shiva.. Et en plus de ça, c’est la Kumbah Mellah à Allahabad, pas très loin de Varanasi, le plus grand pélerinage du monde. Donc beaucoup de monde à Varanasi.

Lever de soleil sur le Gange

Lever de soleil sur le Gange

On finit par trouver une guest house, Elvis guest house, avec une belle guitare en tôle sur le mur. Une fois nos bagages posés, on va sur les ghats (marches au bord du Gange). De là, on observe le soleil se lever de l’autre côté de la rive, où il n’y a rien, si ce n’est quelques bateaux de pêcheurs. On se promène ensuite sur les ghats, promenade rythmée par les « Boat ? Boat ? » des pêcheurs. On rencontre par hasard Giudita, une amie de Karen et Nick qu’ils étaient censé retrouver à Varanasi.

Un indien dans la ville.

Un indien dans la ville.

On se balade avec eux, au milieux des tentes des saddhus sur les ghats, tous fumant le chillum (pipe indienne) dès le réveil. Et surtout, il y a les naga baba, les saddhus qui font voeu de nudité. Du coup, au réveil, on se prend plein de fumée de charras dans la gueule, plus un festival de bites. Il y en a même avec des anneaux dessus (oui, parce que même si ils se disent saddhus, ils ont quand même besoin de deux heures pour se faire beau le matin, et ils ont des téléphones portables, des appareils photos, des Ipod… C’est moins spirituel tout de suite..). De l’autre côté, en bas des ghats, les indiens font leurs ablutions matinales dans un ramassis de produits chimiques, de métaux lourd, de déchets, de défections humaines, de cendres humaines, etc…

Les tentes de sadhus sur les ghats

Les tentes de sadhus sur les ghats

D’ailleurs, les indiens ne vont pas chier dans le Gange, c’est trop sacré, ils vont sur la première marche, en haut des ghats, qui est constamment remplie de merde..
Et au milieu de tout ça il y a quelques flics qui se baladent, face à des centaines de personne fumant du cannabis sous leurs yeux, sans pouvoir faire quoique ce soit.
Un peu plus loins, c’est le ghat machine à laver. Des indiens qui lavent le linge dans le gange, et arrivent à garder leu linge blanc, ce qui tient de l’exploit quand on voit la couleur du gange.

La laverie..

La laverie..

On se pose pour boire un chai, pas trop mauvais, dans un verre en verre en plus. On est content de nous, puis on voit le mec laver les verres dans l’eau du gange… Merci.
Après le petit-déjeuner, on est tellement fatigué, que Nick et moi allons dormir pendant quatre cinq heures.

Au réveil, on va rejoindre Karen à Marnikarnica ghat, le ghat de crémation. Ici, il y a des crémations 24h/24, 7/7, on dirait presque une usine. Il y a 5-6-7 corps qui brûlent en même temps (sur des feux séparés quand même), pendant que les corps continuent d’affluer à travers les petites ruelles de Varanasi. D’ailleurs, il faut être vigilant dans ces minuscules ruelles (même les rickshaws ne peuvent pas y passer), car il y a les vaches, les bouses de vaches, les tas de déchets, les gens qui pissent, et surtout, il y a des corps qui arrivent, et vaut mieux pas entrer en collision avec eux..
On monte dans un bâtiment pour observer les crémations d’un peu plus loin, et là, un mec vient me parler, et commence à m’expliquer le nombre de crémations par jour, etc.. la quantité de bois utilisée.. le prix du bois.. Et on y vient, il me demande une donation. Je lui répond que non, je ne donnerai rien, et il commence à me parler de Karma, etc.. Je lui demande donc quelle est sa vision du Karma, quant à faire du business sur la mort des gens. Apparement il aime pas, parce qu’il appelle son pote, un (faux) saddhus qui essaye de me bénir pour que je lui donne des thunes. Du coup, j’évite sa main, et je m’empresse de me casser, mais le premier mec me rattrappe et m’agrippe la main, en me disant de lui donner de l’argent, pendant qu’en face de moi deux vieilles femmes assises sur les marches de l’escalier tendent leurs mains aussi… Je me débat un peu, et réussi à m’arracher du mec, qui m’insultent pendant que je descends les escaliers (c’est la première fois que j’ai entendu un indien dire « Motherfucker »).
Après ça, je vais poser une fleur de lotus avec une bougie sur le gange..
Bref, on va manger, on se pose, et on rentre dormir.

Coucher de soleil sur Varanasi

Coucher de soleil sur Varanasi

Le lendemain, on se lève avant le soleil, pour l’observer depuis les ghats (oui, on ne s’en lasse pas…). S’en suit une promenade, ponctuée par les invitations des saddhus pour boire le chaï, ou fumer le chillum..

Lever de soleil depuis les ghats

Lever de soleil depuis les ghats

Après une longue promenade, on retourne à notre guest house pour un peu de calme, mais deux hippies essayent de jouer du violon indien. Apparement, ils ont l’air d’aimer ce qu’ils font, mais ça ressemble plus à un rat en train d’essayer de manger un crocodile… Et ils continuent pendant plus de quarante minutes, en ignorant totalement ce qui les entoure.
On part ensuite chercher une autre guest house, moins chère aux environs de la notre, mais on n’en trouve pas. On revient donc à notre point de départ, prend nos sacs et se casse. Nous hélons un rickshaw, et lui demandons de nous conduire à Manikarnica ghat, où on a une chance de trouver une chambre si l’on arrive vers midi. Le rickshaw nous conduit environ un kilomètre et s’arrête, nous demande 50 roupies, et se casse en nous disant que la circulation est arrêtée pour shivaratri. Effectivement elle est arrêtée, mais environ un kilomètre et demi plus loin. On marche donc sous le soleil pour les 3 kilomètres restants, et arrive à Shanti guest house avant midi. Là nous trouvons une chambre, sans fenêtre, mais pas chère.
Je pars chercher un opticien, et me fait faire un devis pour une paire de lunettes et une paire de lentilles (1 an), parce que j’ai un peu détruit mes lunettes, sans faire exprès. Le total s’élève à 1600 roupies pour les lentilles, et 4400 roupies pour les lunettes (oui pour une fois j’ai acheté des verres de qualité.. enfin, on en reparlera..), et le tout sera prêt en deux jours.
Dehors, il y a un monde fou dans les rues, et notamment une queue impressionnante pour aller au temple doré. On demande à quelqu’un, de combien est environ l’attente, et il nous répond, en moyenne, 24h.. Et les gens attendent..

Les naga baba sur les ghats

Les naga baba sur les ghats

De retour à manikarnika ghat, je change des roupies en dollars, pour anticiper sur le passage de la frontière, car il faut payer le visa népalais avec des Dollars américains. Une fois achetés, je commence à paniquer, on dirait des faux. Remarque, j’ai jamais vu des dollars. Mais ils sont très mal faits. Je demande à plusieurs personnes, et apparement ce sont des vrais. C’est juste que leur monnaie est une blague..

Pendant la journée, on nous a donné un flyer pour un concert avec un mélange de dubstep et de musique indienne, du coup on part en vélo rickshaw, un peu serrés, vers Assi ghat, reste bloqué 5 minutes à cause de vaches et de buffles au milieu de la route, et arrivons enfin. On remonte ensuite les ghat pour trouver le bar où a lieu le conert, et on marche longtemps.. En fait on remonte presque jusqu’à notre point de départ avant de trouver l’endroit. On monte, et sur la terrasse, a lieu le concert. Et… bah, c’est d’la merde. Du coup on se casse, et je rencontre par hasard Murielle et Marc, mes voisins de Gokarna. On va manger ensemble dans un petit restau où ils font de la bouffe japonaise !
On rentre ensuite à la guest house par la rue principale, et c’est la folie partout ! Des murs de sons qui balancent de la techno indienne (bizarre…), pleins de jeunes indiens qui dansent comme des malades, tous shootés au bhang lassi. Bah oui, Shivaratri commence, et dans les rues, toutes les échoppes nous disent : « Tomorrow, free bhang lassi ».

Un Sadhu qui prouve sa virilité

Un Sadhu qui prouve sa virilité

Le lendemain matin, on se lève, et c’est Shivaratri. On se promène donc sur les ghats, où pleins de gens distribuent du riz aux mendiants, font des décorations avec des fleurs, des bougies.. On va jusqu’à assi ghat, et on cherche un endroit où manger mais tout est fermé. On finit par trouver, après 20 minutes.
Je rentre ensuite à la marche jusqu’à la guest house, et sur la route, même les vaches font la fête : deux vaches sautent partout dans la rue (sur les voitures, sur les gens…), et du coup j’essaye d’avoir une vidéo, pendant que tout le monde me crie de ne pas rester à côté, mais bon, ça vaut le coup. C’est que après, que je me rend compte que j’étais pas en train de filmer.. Bref.. Un peu plus loin, il y a une grande procession pour shiva, avec des enfants maquillés, et déguisés, qui paradent sur des chars, et à la fin, un gros mur de son avec des indiens complètement défoncés qui dansent de façon euuh.. indienne ?
Dans les petites ruelles qui descendent vers ma guest house, je suis confronté à un flux continue d’indien remontant depuis les ghats, les yeux rouges, à peine capables de marcher, le regard vide..

Le soir, on re-sort, et sur le chemin du retour, la rue principale est complètement bondée. Il y a une énorme procession, avec des chars décorés, un éléphant, des chameaux, des déguisements, de la musique, et surtout un monde impressionnant. Et forcément, on doit aller dans l’autre sens. Du coup on passe par les petites ruelles et essaye de se frayer un passage, pour enfin arriver à la guest house et pouvoir dormir. Mais il y a du bruit toute la nuit, forcément..

Procession de la shivaratri

Procession de la shivaratri

Le jour d’après, on va à la gare, pour réserver nos billets, mais c’est le bordel au centre de réservation, il y a un monde impressionnant. Quelqu’un nous dit que l’on doit aller au bureau pour les étrangers. On y va, et là, c’est plus tranquille, on a des fauteuils, et on peut attendre tranquillement (Nick s’endort). Quand vient mon tour, je demande deux billets depuis Patna, jusqu’à Siliguri (pour aller à Darjeeling avec Nick, Karen allant directement au Népal vu que son visa expire). Il me demande mon numéro de passeport, une photocopie, pas de problème, mais il demande la même chose pour tous les passagers. Je lui dit que Nick n’a pas son passeport. Il me dit que c’est pas possible, et je lui demande pourquoi (vu que j’ai toujours fait comme ça jusqu’à présent), et il commence à s’énerver, en disant qu’ici les règles sont différentes, que si je suis pas contenet, j’ai qu’à aller au centre de réservation ordinaire. Et là il commence à faire des trucs sur son ordinateur et à imprimer un billet. Je lui dit donc que ce n’est pas la peine de réserver juste une place, qu’on reviendrait plus tard avec les passeport, mais que dans tous les cas, un billet ne suffit pas. Et là il re-commence à dire les même choses, à propos de ses propres règles, etc… Et me tend un billet pour 2 places, Nick et moi. Bref.. Que s’est-il passé ?

On va ensuite à Mehrota Silk fabric, où l’on trouve des écharpes 100% soie pour des prix ridiculeusement bas (environ 8.50€ pour une écharpe), et rentrons vers la vieille ville. On doit passer par une rue très fréquentée, où il y a un énorme embouteillage, plein de bruit, de pollution, et de rickshaws.. On arrive enfin, et je me rend compte que j’ai perdu un bout de mes lunettes. Du coup je vais chez un opticien indien, et me fait faire des lunettes et des lentilles pour environ 40€. Oui, je dépense beaucoup aujourd’hui… Mais au moins, je suis prêt à partir le lendemain, direction Darjeeling, via Patna et Siliguri.

Et évidemment, on se lève un peu tard, du coup on doit aller directement à la gare.. Impossible de trouver un prix correct pour un rickshaw, le premier nous demande 500 roupies (la veille, ça nous a couté 15 roupies), parce que la circulation est coupée dans la vieille ville. En marchant un peu, on finit par trouver quelqu’un qui nous emmène pour 30 roupies chacun. Arrivé à la gare, on doit acheter notre billet de train, pour Patna, en general class. Mais il y a un monde de malade, environ une heure d’attente. A tout hasard on demande au centre d’information pour touristes si il est possible de prendre nos billets au même endroit que la veille. Ils nous disent que non, mais nous demande de les suivre. On arrive alors de l’autre côté de la vitre des billetterie. En face de nous, il y a des masses d’indiens qui viennent acheter leur billets, et attendent une heure, pendant que nous, nous sommes assis et attendons environ 30 secondes avant d’obtenir nos billets. Comme quoi, c’est bien d’être un touriste de temps en temps. Ensuite, il faut trouver notre train. Tout le monde le connaît mais personne ne sait sur quel quai il arrive, ni à quel heure. En cherchant des infos, je perds Nick de vue dans la foule, et je passe les 20 prochaines minutes à longer le quai pour le retrouver. Juste au moment où j’allais abandonner et entrer dans le premier train pour Patna, je le retrouve, et on monte dans le train, à quai, qui va à Patna. Il est en retard d’environ une demi-heure au départ, puis, à la première gare, Mughal Saraï, il s’arrête encore une demi-heure. Puis, il s’arrête encore 40 minutes dans une petite gare pour laisser passer 4 trains. On commence à désespérer (on a un train à chopper le soir même depuis Patna à Siliguri), car on est déjà trop en retard.. On demande à quelqu’un s’il sait à quelle heure on va arriver. Il nous répond, pas avant 22h30, soit 25 minutes avant le départ de notre train. C’est peut être jouable. Il est environ 20h30. Cinq minutes après, il revient et nous dit qu’on arrive à Patna dans deux minutes. Et effectivement, on arrive à Patna. A ce jour, je comprends toujours pas comment c’est possible, qu’un train indien, en retard de presque deux heures, arrive 40 minutes en avance..

Feels like Indiana Jones : Orccha

Posted from Madhya Pradesh, India.

Orccha

Orccha

Après quatre heures de route, le bus nous dépose sur le bord de la route à 8km d’Orccha. On trouve donc un rickshaw qui nous emmène dans le village d’Orccha, et on commence par checker une guest house qui s’appelle Shri Merchant guest house. Le prix est raisonnable, mais la chambre est dégueulasse. Vraiment sale. On décide alors d’aller à une guest house qui nous avait été recommandé par quelqu’un que l’on avait rencontré dans le rajasthan, Temple view guest house.
On arrive, et première chose, le patron nous offre un chai. Après ça, on regarde la chambre, et on la prend. On demande le prix, et il nous répond « Combien vous voulez payer ? ». On lui dit donc 300 roupies, et il accepte. Il nous offre ensuite un deuxième chai, en nous demandant sans cesse « Are you happy ? If you’re happy, I’m happy ! ».
En fait, ici, le chai est gratuit ! On avait prévu de bouger, et de visiter les temples, mais on rencontre un autre français, et on commence à jouer à la belote. Et on y passe du temps. En fait, on y passe l’après midi, et la soirée, le tout agrémenté de millions de chais gratuits ! On décide donc de rester un jour de plus car l’endroit semble agréable.

Palais à gauche et temple d'Orccha à droite

Palais à gauche et temple d’Orccha à droite

Le lendemain, on part visiter les temples, pour cela on passe d’abord dans le palais, d’une taille assez impressionnante, comparé à la taille du village, mais à moitié en ruine. Dans le palais, une vache s’approche de moi, alors je commence à lui caresser le cou. Une fois que j’arrête, elle commence à se frotter sur ma jambe, assez énergiquement, et au bout de quelques minutes commence à me charger.. Je croyais qu’on était potes..

Mon amie la vache

Mon amie la vache

On continue donc sur les chemins, et passe à travers des petits temples en ruines, dévorés par la végétation. On passe ensuite devant un petit temple, où un baba nous invite à boire le chaï, et on passe une bonne heure à discuter avec lui, puis il nous montre son petit temple (tout pourrie), mais avec tellement de joie et de satisfaction..
Ensuite, ça devient un peu l’aventure, type Indiana Jones, mais en moins spectaculaire quand même. On se promène à travers des champs de blés, et ci et là, on trouve des temples abandonnés. En ruine pour la plupart, ils sont tous envahis par la végétation, ce qui leur donne un charme certain.

Un temple au milieu des champs de blé

Un temple au milieu des champs de blé

Malheureusement, on tombe à cours d’eau. Et il commence à faire soif. Parce qu’il fait chaud. On retourne donc dans le village, en longeant une rivière bordée de rochers et de galets, où les indiens viennent se baigner et faire leur lessive.

Jeannot-Gandhi et moi

Jeannot-Gandhi et moi

De retour, on est reparti pour une partie de belote, puis une autre… Et bien sûr, chai gratuit ! Et là, un mec arrive, avec la tête de Gandhi. Mais vraiment son sosie. On commence à discuter avec lui, et il s’avère qu’il ne parle pas un mot d’anglais. Bien sûr, il est français. Et un français de Toulouse. Et encore mieux, un français de Toulouse qui vend des melons à Saint-aubain, et qui s’appelle Jeannot… Donc ce Gandhi-Jeannot, se fait interviewé partout où il va en Inde (ce qui est un peu normal..), et je dois lui servir d’interprète. Enfin, moi j’ai pas compris ça, mais c’est ce que tout le monde a compris. Du coup je m’enfuis avant que la télé arrive.
On va au temple principal d’Orccha, délaissé aussi, où un gamin de 14 ans environ, sourd et muet a une belle pancarte « Please help me, I am deaf and dumb ». On nous avait conseillé d’y aller pour le coucher du soleil, et qu’on y rencontrerai Magic Mickael, qui nous emmenerai sur le toit ! On voit alors arriver un Magic Mickael, qui nous dit que c’est trop tard pour aller sur le toit, mais nous dit que c’est « Fantastic ! » (Ca doit être son mot préféré, et en plus il a un accent italien quand il le prononce.). Il commence alors à mettre de la musique sur son téléphone, principalement Britney spears et Mickael Jackson, et tout le monde danse à la porte d’entrée du temple, même le garçon sourd et muet, qui a l’air plutôt heureux ! D’ailleurs, le garçon sourd muet qui danse est l’une des choses les plus hilarantes de l’Inde !

L'intérieur du temple principal d'Orccha

L’intérieur du temple principal d’Orccha

Entretemps, comme tous les trains de nuit sont pleins, on décide de partir par un train de jour le lendemain. Puis, après le diner, on se rend compte, que l’endroit est pas si mal, et on fait le tour des agences de voyages pour voir s’il est possible de nous réserver un billet pour un train de nuit, le surlendemain. Ils nous disent, 200% sûr, pas de problème. On leur donne donc une avance, et finnissons la soirée, à jouer à la belote.

Le lendemain, on se lève tranquille, et allons checker à l’agence si ils ont le billet. Ils nous disent qu’ils attendent que leur garçon revienne de la gare. On va donc prendre un petit-déjeuner en attendant. Nick qui ne s’était pas réveillé avec nous, arrive, l’air mécontent, et nous dit que le mec de l’agence est venu le réveiller pour lui dire qu’il n’avait pas réussi à avoir le billet. Du coup on retourne à l’agence, et demandons s’il y a un autre moyen d’aller à Varanasi. Ils nous disent que tout est complet, que c’est pas possible, mais qu’on peut aller en bus à Jaipur (Je ne comprends toujours pas pourquoi). On s’énerve un peu, reprenons notre argent, et je regarde sur internet les itinéraires alternatifs. En 5 minutes, je trouve un train de nuit, depuis Lucknow à Varanasi, pour le soir même, et un train de jour depuis Jhansi (la station la plus proche d’Orccha) à Lucknow, en début d’aprèm.
Comme on ne peut pas réserver de billets (la station de train est à 30 minutes de rickshaw), on retourne à l’agence, en leur disant qu’on a trouvé un itinéraire alternatif, et on leur demande de nous le réserver. Ils nous disent « pas de problème, revenez dans une demi-heure. ».
Pendant ce temps, on essaye de commencer à se préparer, parce que le train est dans une heure et demie.
On revient ensuite à l’agence, et le mec nous dit qu’il a pas réussi, et me dit que son patron est parti prendre le billet à la gare. Je lui parle au téléphone, et il me dit qu’il sera de retour dans 20 minutes (ce qui est impossible), je lui dit donc d’oublier, et de me rendre mon argent. Ce qui est assez dur, et me prend 5 minutes. On s’active, prépare nos sacs, et sautons dans un rickshaw !
On arrive à la gare trente minutes avant le départ du train pour Lucknow. Je vais réserver les billets de trains pour ce soir, de Lucknow à Varanasi, pendant que les autres essayent d’acheter des billets de General class au comptoir, pour le train de Jhansi à Lucknow.
On arrive finalement à avoir nos billets, et on se précipite sur le quai, saute dans le train, et souffle enfin !

L’érotisme indien : Khajuraho

Posted from Khajuraho, Madhya Pradesh, India.

On est donc à la gare d’Agra, et cette fois-ci, on a déjà nos billets de train ! On a juste à attendre quelques heures, sauter dans le train, et s’endormir..
On arrive le lendemain, vers 6h30, et par la porte du train, on peut voir le soleil se lever tranquillement sur la campagne environnante. Tout est vert ici, et une brume flotte à quelques mètres au-dessus du sol.
La gare est à 10 km au sud de la ville, ou plutôt du village. Un rickshaw nous emmène donc jusqu’au yogi lodge, une guest house bon marché où l’on peut enfin avoir une douche ! Et un petit-déjeuner décent (pas forcément bon, mais décent).
En allant acheter de l’eau, on se fait rabattre dans un petit magasins, où l’on boit le chai et discute pendant une petite heure, et Nick finit par acheter un énième bracelet.
On décide enfin de faire le tour des temples dont on a tant entendu parler. Les temples érotiques de Khajuraho. On loue donc des vélos (pourries), et commençons par le groupe ouest des temples.

Un des temples

Un des temples

Sculpture érotique du temple

Sculpture érotique du temple

Et effectivement, c’est érotique. C’est même plus proche du porno que de l’érotisme. Et y’en a pour tous les goûts, positions bizarres, sexe oral, sodomie, sexe à plusieurs, avec animaux, etc… Mon préféré reste quand même un homme qui sodomise un cheval. Enfin, je sais pas comment on peut dire s’il s’agit de sodomie ou pas, mais ça reste une homme et un cheval, et c’est marrant. Le plus étonnant, là-dedans, sont les détails ! Les sculptures sont vraiment en relief, et il y a vraiment de la profondeur. Ca ressemble plus à de la sculpure qu’à de la décoration sur des murs de temples. Le plus comique là-dedans, c’est d’écouter les guides indiens expliquer le sens des sculptures aux étranger : « Alors, vous voyez ici, il y a une femme qui est en train de… euh.. recevoir l’amour d’un chien.. ». Oui c’est une façon de voir les choses…

Un vieillard (d'après le guide), et des jeunes femmes

Un vieillard (d’après le guide), et des jeunes femmes

A l'intérieur d'un des temples

A l’intérieur d’un des temples

Et voici donc l'homme qui sodomise un cheval

Et voici donc l’homme qui sodomise un cheval

On continue de se promener de temple en temple, à vélo, et rencontrons nombre de mendiants, à l’entrée des temples. Ca c’est le mauvais côté du tourisme en Inde. Pleins d’enfants nous tournent autour en demandant une roupie, un chocolat, ou n’importe quoi d’autre. Et le plus dur est de résister.

Instant spirituel, au milieu des temples pornos

Instant spirituel, au milieu des temples pornos

Toi aussi, deviens Jain

Toi aussi, deviens Jain

Dans le groupe de temples à l’Est de Khajuraho, les temples sont Jaïn. Et pas tant intéressants, cependant, à la sortie, une petite librairie vend des livres sur le Jaïnisme, et presque tous comporte une couverture montrant un Jaïn à poil, assis en tailleur.
Pour aller au dernier groupe de temples, au sud de Khajuraho, on passe par le vieux village, qui est étonnament extrèmement propre ! Et 500 mètres après, la route est bordée de merde humaine, et on croise nombre d’enfants avec une brique sous chaque pied, en train de se soulager sur le bord de la route (et ils arrivent quand même à nous demander de l’argent en même temps !).

Sur le chemin du retour, on trouve un endroit où l’on peut jouer au billard, et commençons à jouer. On nous propose aussi de fumer le narguilé, et la soirée commence. Après deux trois parties de billard, trois jeunes indiens se joignent à nous pour jouer. C’est la première fois qu’ils jouent au billard, donc je me sens au niveau. Nick étant anglais, il nous démonte tous.
Après avoir passé une heure et demie à jouer, on décide de rentrer à la guest house, et les trois indiens nous y guident.

On décide de partir à Orccha, un village pas trop loin de Khajuraho, où l’on peut apparement voir beaucoup de temples intéressants, perdus au milieu des champs. On doit alors se lever à six heure et demie, et payer la note de l’hôtel. Une fois payée, on sort, et on se rend compte, que c’était quand même cher, comparé à ce qu’on a mangé. On y retourne alors, et on se rend compte que les oeufs sur le plats sont extrêmement cher. On lui demande pourquoi, et il nous répond que sur le menu, c’est le prix pour un oeufs, et que dans notre assiette, on avait deux oeufs, donc on doit payer le double.. On finit par se faire rembourser nos, oeufs, et on se rend aussi compte que les prix sont différents sur le menu du restaurant, et sur le menu qui est à la réception.. Bref, peu importe, on doit courir pour ne pas rater notre bus.
On arrive à la station de bus alors que le notre est en train de démarrer, et on arrive quand  même à l’avoir !
Bon bah maintenant, ya plus qu’à attendre 4h, sur des routes un peu défoncées, mai pas trop.

Entre attirance et dégoût : Agra

Posted from Agra, Uttar Pradesh, India.

Arrivé à 6h du matin à Agra, le soleil se levant, on décide de se précipiter au Taj Mahal, seule raison de venir à Agra.
Le rickshaw nous emmène à la porte sud, qui s’avère être fermée (évidemment, il se fait plus d’argent à nous emmener plus loin, et il s’en tape que ce soit fermé lui..). Du coup on se promène jusqu’à la porte ouest, avec nos sacs à dos. Là, il y a déjà une énorme file qui attend l’ouverture de la porte. On n’est pas autorisés à entrer avec nos sacs, donc on doit marcher jusqu’à la consigne, qui est elle aussi fermée, jusqu’à 7h.
Nick et moi attendons alors l’ouverture de la consigne pendant que Karen va chercher les tickets. Tickets qui par ailleurs coutent 750 roupies pour les étranger et 20 roupies pour les indiens. Batards.
Après avoir placé nos sacs à la consigne on fait la queue à l’entrée, et arrive au contrôle de sécurité. Normalement, en Inde, les contrôles de sécurité sont inutiles, il s’agit juste de passer à travers un détecteur de métaux, qui sonne positif, mais les gardes s’en tapent et tout le monde passe. Ici c’est différent. Déjà, les cigarettes et les briquets sont jetés directement à la poubelle. Ensuite, fouille du sac. Tout ce qui se mange est jeté à la poubelle aussi. Tout sauf mes noix de cajoux. Pourquoi ? Je demande au personnel de sécurité, qui me répond que c’est interdit. Je réitère ma question, et ceux-ci me répondent que  c’est interdit parce que l’on a pas le droit de le faire. Merci, je connais la définition du mot interdit. Ils finissent par me dire que ce sont les emballages qui sont interdits, car les gens les jettent par terre. Pourtant, mes noix de cajoux sont dans un sac plastique.. Peu importe…

Et là, c’est la Taj Mahal, la plus belle preuve d’amour au monde, le plus beau tombeau, et surement le plus bel édifice jamais construit. L’allée centrale est longue, et au fur et à mesure que l’on avance, le monument prend de l’ampleur et devient de plus en plus imposant. Tout au long de la marche, les touristes se prennent en photo devant la taj mahal avec des poses diverses et variées, toutes aussi comiques et pathétiques les unes que les autres.
A l’intérieur, il est interdit de photographier ou de prendre des vidéos, mais je tente quand même de prendre une vidéo. Tout se passe très bien jusqu’à ce qu’un (connard de) français (oui l’accent se reconnaît très facilement) vient me dire que c’est interdit de photographier à l’intérieur du bâtiment, et que la police va m’attraper. Bah oui connard, si tu dis ça à trois centimètres d’un flic, c’est sûr qu’il va m’attraper. Abruti.

Bref, on sort du Taj Mahal, pour prendre un petit-déjeuner. Sur le chemin, tout le monde essaye de nous vendre son super modèle réduit du Taj Mahal. On commande, et bien sûr ma commande n’arrive pas. Nick fait une sieste d’une demi-heure, puis on se décide à amener nos sacs à consigne de la gare d’où on part le soir même.
Les environs du Taj mahal étant fermé à la circulation pour les véhicules polluants, on va à la gare en calèche. Arrivé, on dépose nos sacs à la consigne, paie un chai au conducteur (de la calèche) et lui demande de nous emmener au fort d’agra, en fixant un certain prix. Il commence à nous parler d’un mini taj mahal, et d’un endroit où l’on peut acheter de bonnes chaussures. Un mini taj mahal ? Cool !
Après 10 minutes de calèche, le conducteur arrête le cheval devant un magasin, en nous disant « mini taj mahal !). Du coup on rentre, et en fait, il nous parlait d’un magasin où l’on peut acheter un mini taj mahal en cire. Pour lui faire plaisir on fait le tour du magasin, comme ça il aura sa commission, et on repart vers le fort d’Agra. Sur le chemin il essaye de nous arrêter à plusieurs restaurants et magasins, mais cette fois-ci on résiste.
On arrive enfin au fort, et lui donnons les 200 roupies. Il nous demande alors 240, et commence à agir comme s’il était en train de mourir de faim, pour nous faire culpabiliser. (Pendant ce temps, des gens essayent de nous vendre des chapeaux et des fouets à la indiana jones, je ne comprends toujours pas pourquoi. J’imagine que « Inde » est la seule explication possible).
L’entrée du fort étant payante et chère, on décide d’aller déjeuner, marchons vers la gare, où on trouve une petite cantine sympa, et là, avant même de commander un thali je m’endors profondément pendant deux heures… Au réveil, je vais aux toilettes, derrière la cuisine, et sur le chemin, je croise deux rats, bien gras…  Cool.

On va ensuite à Mehrab Garh, le jardin de l’autre côté de la rivière, face au Taj Mahal pour voir le coucher du soleil.

Le Taj Mahal au coucher du soleil

Le Taj Mahal au coucher du soleil

Et là le spectacle est magnifique. Il n’y a pas grand monde, tout est calme, les prières résonnent de l’autre côté de la rive, les oiseaux volent dans le ciel, et les chiens jouent sur la berge.

Les oiseaux, au coucher du soleil au-dessus de la Yasmuna

Les oiseaux, au coucher du soleil au-dessus de la Yasmuna

Si Agra est une ville absolument horrible, le Taj Mahal est sûrement la plus belle création humaine que l’on puisse voir.. Et j’aurai pu rester plusieurs jours, juste à fixer ce bâtiment..

A la recherche des tigres : Ranthambole National Park

Posted from Sawai Madhopur, Rajasthan, India.

On décide donc de partir le plus rapidement possible de cette ville chaotique, et allons à la gare de Jaipur.
Il y a un train qui part vers 14h et un autre vers 17h, celui de 14h étant plein. On décide de prendre un billet de train en general class (la classe populaire, sans réservation), et allons au guichet réservé aux femmes, personnes agées et touristes. Forcément, avec ma gueule de métèque, certains indiens dans le file essaient de me virer, pensant que je ne suis pas étranger. J’arrive finalement au comptoir, et demande trois ticket pour Sawai Madhopur, la station de train la plus proche du parc national. Au guichet, on me dit que ce n’est pas possible d’aller dans le train qui part à 14h avec ces billets, qu’il faut prendre celui de 17h. D’accord, pas de problème.
On monte quand même dans le train de 14h, en classe sleeper, et attendons que le controleur passe. Le train, par ailleurs est presque vide, excepté quelques policiers à côté de nous. Quand le contrôleur passe, on joue la comédie : on donne le ticket, et on attend la réaction normale « ce n’est pas le bon train ». « Ah bon ? Oh excusez-moi, on ne nous a rien dit au guichet quand on a pris le billet.. ». Et bien sûr, comme les controleur indiens sont sympas avec les touristes (pas comme en France), il nous dit que ce n’est pas un problème de rester, et on ne paie même pas la différence de prix. (60 roupies au lieu de 140).

On arrive donc à Sawai Madhopur où un rickshaw-wallah nous attend, car ici, les hôtels sont tous hors de prix, et il vaut mieux réserver une chambre dans une guest house bon marché. On passe ensuite la soirée, tranquille sur la terrasse à observer la laideur et les contrastes de cette ville. Tout n’est que terrain vague plein de plastique et de déchets en décomposition, avec ci et là des hotels ultra-luxueux au gazons verdoyants..
Le lendemain, réveil à 4h du mat pour aller acheter des billets pour le safari dans le parc. A 4h30, on arrive devant la billetterie, encore fermée, et qui ouvre à 5h. Seulement 3 personnes sont déjà en train de faire la queue. En attendant, on se gave de chai, en essayant de se réchauffer un peu, car l’air ambiant est glacé.
Enfin, les guichets ouvrent, et tout le monde se rue sur les comptoirs. Devant nous, les trois personnes ont chacunes 10 formulaires, et achètent des billets de façon industrielle. Et en fait, c’est qu’il s’agit de garçon d’agence. En gros, ils dorment devant la billetterie, pour être prêt à se ruer au comptoir à 5h du matin, pendant que leur boss remplit les formulaires, et leur passe au fur et à mesure. Techniquement, il n’y a aucun moyen de passer devant ces personnes qui bloquent l’accès au guichet et réservent toutes les places. Comment ça marche ? Tout n’est qu’une question d’argent. Ces agences de tourismes facturent leurs prestations à des prix outrageant aux riches touristes occidentaux (de 2000 à 10000 roupies, alors qu’au guichet, le billet s’achète à 900 roupies). Avec tout cet argent, elles peuvent se permettre de soudoyer les fonctionnaires qui travaillent au guichet, pour qu’ils ferment les yeux sur le fait que leurs garçons bloque l’accès à la billetterie et réservent toutes les places.
On est donc sur le point d’abandonner, l’atmosphère n’étant pas la meilleure du monde au réveil, quand le responsable vient nous voir et nous demande quel est le problème. On lui explique donc la situation, et il finit par nous laisser accéder au comptoir, où l’on arrive enfin à avoir nos places !

On part ensuite dans une espèce d’énorme jeep, pour 20 personnes, et faisons le tour des hotels pour récupérer les gens qui ont déjà leurs places. Après m’être complètement transformé en glaçon (bah oui, il fait encore nuit, il fait froid, et la jeep n’est pas couverte), on arrive enfin au parc national, et commençons la visite. Donc évidemment on voit pleins de biches, cerfs, oiseaux, paons etc… Mais ça on s’en tape, nous on veut voir des tigres ! On aperçoit cependant un crocodile qui fait bronzette au soleil, mais les tigres, bah c’est pas pour cette fois…

Un des innombrables oiseaux du parc

Un des innombrables oiseaux du parc

Les paysages dans le parc sont magnifiques, car préservés. Un des rares endroits en Inde où le plastique ne ruinent pas la vue !

Héron sur le lac

Héron sur le lac

Après cette balade dans la nature, et la déception de ne pas avoir vu de tigre, on va chercher nos billets de trains pour aller à Agra. Problème, le train est complet. On décide de prendre des tickets en general class, donc sans réservation, et de prendre le train de nuit qui part dans la soirée. En même temps, on en profite pour réserver nos billets de trains pour le lendemain, depuis Agra vers Khajuraho, Agra n’ayant pas l’air d’être un endroit où rester plus d’une journée.

Plein d'oiseaux !

Plein d’oiseaux !

 

De retour à la guest house, on procède au check out, et, épuisés, fait une petite sieste sur le toit en béton, qui au passage est assez comfortable.
Le soir, on se pointe donc à la gare, et attendons le train, qui toutes les 10 minutes est retardé de 10 minutes supplémentaires. Il arrive enfin avec une heure de retard, et nous entrons donc en classe sleeper, avec nos billet general. On trouve le controleur et lui demande s’il aurait des couchettes pour nous (ils en ont toujours), qu’il nous trouve !
La nuit dans le train s’avère être plutôt horrible, le train s’arrêtant dans toutes les gares, à peu près toutes les quinze minutes, on se réveille constamment. En plus de celà, un indien décide de réveiller toute sa famille, et tout le wagon par la même occasion à 3h du matin, en allumant toutes les lumières et en gueulant (comme un indien, remarque).
Le train arrive tout de même à l’heure à la gare d’Agra Fort

La ville rose indienne : Jaipur

Posted from Jaipur, Rajasthan, India.

Bon, j’ai encore perdu des photos (oui j’ai jeté ma carte mémoire, je pense que c’est même plus la peine de l’utiliser), notamment celles de Jaipur, Ranthambole national park, Agra, et khajuraho. Donc les prochains articles vont être un peu vides..
Après la ville bleue, la ville dorée (Jaisalmer), c’est au tour de la ville rose, Jaipur.
Pour y aller, on prend un bus de nuit, dans lequel on peut s’estimer heureux d’avoir une couchette, parce qu’il y a du monde partout ! Les gens dorment recroquevillés dans des coins sur le sol, trois personnes ont le même numéro de place, etc.. Enfin, organisation indienne quoi.. La route est absolument affreuse, surtout qu’on est à l’arrière du bus, juste au-dessus des roues.. On arrive à Jaipur à 6h30, sous un rail de métro aérien en construction, où les conducteurs de rickshaws nous attendent et nous agressent au réveil, forcément. D’ailleurs, ici, il y a des vélos-rickshaws ! On se pose d’abord boire un chai sous le harcèlement constant des rickshaws wallah, retrouve nos esprits, et décide de marcher jusqu’à trouver un hotel.
Après avoir déambuler dans différents endroits, on se retrouve dans une chambre d’hotel pas trop mal, pas excessivement chère, car oui, à Jaipur les chambres sont super chères.

On se promène ensuite jusqu’à Chameli Market, une forte concentration de bijoutiers qui vendent de l’argent et des pierres semi-précieuses et précieuses. Ici, l’argent, acheté à l’unité, se vend à 65 roupies le gramme.. On rencontre même un (honnête) vendeur qui nous invite dans sa boutique et nous propose ses bijoux, pas en argent ceux-là, mais avec des pierres semi-précieuses pour un prix ridicule. On se fait offrir plusieurs chai, puis Nick demande au vendeur où trouver un gramophone. Celui-ci nous indique une adresse, qui est alors notre nouvelle destination.

On décide d’aller à pied jusqu’à ce magasin, en s’arrêtant toutes les cinq minutes pour demander notre chemin. Demander son chemin à Jaipur est, au choix, fatiguant ou amusant. Les directions ne concordent jamais, et on avance 500 mètres pour reculer 250 mètres et refaire 300 mètres dans la direction précédente. En marchant dans la ville on passe par différents quartiers, bien reconnaissable. Le quartien chrétien, le quartier hindou, le quartier musulman (le plus facile à repérer, ya des burkas partout). Après 3 heures de marche dans la ville, épuisé par l’agitation, la pollution et le bruit constant dans cette ville plus trop rose que ça, on arrive dans le magasin qui nous a été indiqué. Et évidemment, ils ne font pas de gramophone.. On prends alors un rickshaws pour le retour (et je peux faire usage de mes petites notions de Hindi pour faire baisser le prix plus rapidement), que l’on payes 50 roupies.. On s’arrête à Johari market, où les vendeurs de bijoux du monde entier viennent se fournir en gros, et où l’on se fait agripper par le bras et trainer jusque dans des boutiques pourries. On nous propose alors des bijoux à des prix incroyables, qui de plus sont clairement en toc..
Voulant fuir ce vacarme et cette agitation, on continue notre route vers la guest house, et rencontrons un indien qui parle très bien français. Il nous explique qu’il est marionnettiste et qu’il est venu en France, au festival d’Avignon, ainsi qu’à d’autres festivals en Europe et en Inde. Il nous invite chez lui, pour un chai et nous montrer ses marionnettes, ainsi que nous jouer un peu de tablas et d’harmonium à vent. Il est extrèmement sympathique, et nous ammène dans ce qui ressemble à une boutique de marionnettes, nous invite à nous asseoir, et on commence à parler. Tout se passe très bien, puis il joue des tablas. Mais il en joue mal. Un peu plus tard, il joue de son harmonium, qui sonne faux, mais il en joue mal. Après la première heure, il commence à être un peu moins sympathique. Il commence à vouloir nous vendre ses marionnettes. Mais il reste correct. Ensuite, il nous montre des écharpes qu’il échange contre ses marionnettes et revend pour des prix ridicules, selon lui. Pour nous, ce sont surtout les écharpes qui sont ridicules. Jouant surement sur la pitié, Nick et Karen finissent par acheter des marionnettes pour 200 roupies l’unité. Avant de partir, il commence à nous demander un cadeau de notre pays. Je lui file une pièce de 100 yens qu’un japonais m’avait donné à Jodhpur, et Karen cherche dans son sac si elle à  quelque chose à offrir. Pendant ce temps, il pique deux cigarettes dans le paquet à Karen, qui forcément s’énerve un peu, et refuse de lui offrir un cadeau.

On sort donc dans la rue, en direction de la guest house, et un indien sur le bord de la rue nous accoste, en parlant un très bon français et nous dit qu’il est marionnettiste. Il sort ses marionnettes et commence à vouloir nous les vendre, 100 roupies l’unité. Et merde. Ne pas faire confiance aux marionnettistes qui parlent français à Jaipur, ça à l’air d’être une arnaque assez communne.
On arrive enfin à la guest house, où l’on mange tranquillement, après tout l’agitation de la journée, et prenons la décision de partir le lendemain. Au départ nous étions censés rester deux-trois jours, mais l’ambiance de Jaipur étant too much pour nous, on se décide à partir pour le Ranthambole National Park, d’où il parait qu’on peut voir des tigres !
On finit la soirée en regardant le retour de la momie, bon film pour s’endormir rapidement.

I’ve been through the desert to a guest house with no name : Jaisalmer

Posted from Jaisalmer, Rajasthan, India.

Je saute dans le train pour Jaisalmer, et regarde autour de moi. C’est la première fois que je vois autant d’étranger dans un train indien. Plus de 50% des passagers sont occidentaux. Tout le monde doit aller à Jaisalmer pour le Desert festival. Je demande à Nick et Karen quel est le nom de leur guest house pour que je puisse poser mon sac, le temps qu’il se réveille. Réponse : La guest house n’a pas de nom, mais tu peux poser ton sac au bright hotel. Ah, au fait j’ai encore perdu des photos, donc encore une fois, il en manquera !
Je m’installe sur ma couchette et tente de m’endormir, mais un ronflement sonore juste à côté de moi m’empêche de dormir. Puis un autre… Au bout d’une heure je décide de fouiller dans mon sac pour trouver des boules quiès, qui m’aideront à dormir une petite heure jusqu’à ce qu’un chef de famille indien décide de réveiller toute sa famille en allumant les lumières et en parlant bien fort. Merci… Du coup un bébé se met à pleurer, mais les ronflements cessent (pour un quart d’heure).
j’arrive tout de même à dormir quelques heures, et me réveille en sursaut à l’arrivée du train à Jaisalmer. N’ayant pas de couverture, mais que de simples carrés de tissus, et pour tout habit chaud une chemise à manches longues (bah oui, il fait chaud dans le sud), je tremble de tous mes membres, même du ventre. Ah oui, c’est le désert, très chaud le jour, mais très froid la nuit. Je me réveille doucement, et un chauffeur de taxi vient profiter de mon semi-état de réveil pour me proposer de me déposer à l’hôtel de mon choix pour 10 roupies.
je rentre dans le taxi, puis il me demande où je veux aller, et je lui dit que je vais au Bright hotel. Il commence alors à me parler de son hotel, me dit à quel point il est mieux, et qu’il n’y a plus d’eau dans l’enceinte du fort de jaisalmer, que tout est hors de prix, et que tout est fermé à cette heure-ci (6h30). Je lui dit non merci, et lui demande de m’amener là où je souhaite. N’étant pas tout seul dans le taxi, on s’arrête à différents endroits avant que le chauffeur de taxi en remettes une couche. Un trajet de 3 minutes a duré environ 30 minutes car il essayait de me vendre son safari à dos de dromadaire et sa chambre d’hôtel.
Il me dépose alors une centaine de mètre avant la porte du fort, où il n’y a rien, et tout semble fermé et mort, et tente une dernière fois de m’amener chez lui. Je finis par partir, et juste 50 mètres plus loin, 3 Chai shop sont ouvert.. Je monte dans le fort, et trouve le bright hotel, ouvert aussi, où je pose mon sac, bois un chai et assiste au plus beau lever de soleil que j’ai pu voir jusqu’à présent.

Lever du soleil à Jaisalmer

Lever du soleil à Jaisalmer

En discutant avec le patron, celui-ci me dit que quelqu’un m’attendait à la gare car Vicky, de Jodhpur, les avait appellé pour les prévenir de mon arrivée, en leur disant de venir me chercher. Bon bah dommage, mais faut me le dire aussi..
Il me montre ensuite où crèchent Nick et Karen, et je retourne boire quelques chais en attendant qu’ils se réveillent. Nick arrive, et m’explique ce que j’ai raté pendant que je branlais rien à Gokarne. Petit-déjeuner après une mauvaise nuit de sommeil, et je rencontre Gary, un australien qui parle Hindi couramment.
On va ensuite au Gadisar lac, juste à la sortie du fort, et passe l’après-midi dans un temple dédié à Shiva et sa femme Parvati.
Je rencontre ensuite Prakash, un conducteur de rickshaw sympa, mais un poil envahissant, qui s’est pris d’amitié pour Nick, Karen et Gary, et qui nous offre des biscuits, des tours en rickshaws gratuit et une bouteille de whisky. On passe donc la soirée dans le désert, les autres boivent (oui, je ne bois plus, épisode 2), mais il fait froid. De plus en plus froid, et je suis en chemise à manches courtes. Prakash me prête son blouson, mais le vent est fort. On finit par retourner dans la chambre et profite d’une bonne nuit de sommeil.

Le lendemain, c’est le premier jour du Desert festival. On arrive juste à temps pour le concours de turban, qui consiste à nouer un turban de la meilleure façon possible en moins de 2 minutes. La partie la plus marrante est le concours de turban pour étrangers, où l’on voit un peu n’importe quoi.
Ensuite, c’est au tour du concours de moustache. une dizaine d’indien (et un français) s’aligne sur la scène avec des moustaches toutes plus belles les unes que les autres !

Un des participants au concours de la moustache

Un des participants au concours de la moustache

On a ensuite le concours de Miss Desert, où cinq femmes indiennes vêtues de saris, de bijoux, et de toute leur quincaillerie viennent illuminer la scène pendant cinq minutes.

Participantes au concours de Miss Desert

Participantes au concours de Miss Desert

Et enfin, le très attendu concours de Mr Desert, où 25 indiens habillés en blanc avec leurs dagues et épées, bijoux et piercings, moustaches et turbans se montrent pendant un quart d’heure.

Des concurrents du concours de Mr Desert

Des concurrents du concours de Mr Desert

Monsieur Desert 2013

Monsieur Desert 2013

A la sortie du stadium, une petite fille fait du fil, avec des tongs, avec un plat sous les pieds, sur une jante de vélo, le tout avec un truc sur la tête. A côté d’elle un gamin avec la figure barbouillée de blanc et une moustache dessinée sur la face amuse les gens avec une balle attachée à l’extrémité d’une corde fixée à sa casquette, qu’il fait tourner en bougeant le cou, en rythme avec la musique.

Une gamine exploitée par ses parents qui fait du fil

Une gamine exploitée par ses parents qui fait du fil

Partout autour de nous, il y a des chameaux. Enfin, des dromadaires, mais ils ont pas l’air de faire la différence par ici..

Le stadium du festival

Le stadium du festival

Un Saddhu m’accoste, et m’attache un de ces bracelets porte-bonheurs au poignet, puis me réclame de l’argent. Forcément, fallait que ça arrive.. Je vais ensuite me trouver une couverture/châle/oreiller/peu-importe-on-en-fait-ce-que-l’on-veut pour 150 roupies, qui  sauvera mes nuits dans le rajasthan.
On prends ensuite un diner dans un restaurant, le 8 of July. Tenu par un couple d’indiens, dont le mari a passé les 20 dernières années en Australie, alors il a le même chapeau que crocodile dundee, et dit « bloody » tous les trois mots. Assez comique avec l’accent indien en prime !
Le soir, on retourne au desert festival pour de la danse et musique traditionnelle indienne. Mais quand on arrive, c’est un humoriste indien qui a le micro. On essaie alors de passer incognito en riant et applaudissant en même temps que les autres, mais bon, les minutes sont longues. Ensuite une danseuse indienne interprète une danse traditionnelle avec un énorme truc en feu sur la tête.

Desert festival

Desert festival

Ensuite, Prakash nous emmène encore une fois dans le désert, avec une bouteille de vodka et des snacks, qu’il nous interdit de payer, encore. Son père étant dans l’armée de l’air indienne, il a le droit à 10 bouteilles d’alcool à 180 roupies au lieu de 240. Heureusement que le gouvernement est là pour aider les militaires à se bourrer la gueule… On essaie tant bien que mal à lui donner de l’argent pour l’essence, l’alcool, les cacahuètes, les paquets de chips, etc… Mais rien à faire, il n’en veut pas. On glisse discrètement des billets dans sa poche pendant qu’il regarde ailleurs, en espèrant qu’il ne le remarque pas. Et ça passe. Il nous parle alors de Florence, une française qu’il a rencontré quelques années auparavant, avec qui il a eu une aventure, mais étant indien, ce qu’il nous en dit est « Je l’ai touché, elle m’a touché ».. Ce serait elle qui l’aurait introduit à l’alcool (bien joué, maintenant il boit comme un alcoolique), et ne l’aurait pas recontacté depuis. On a donc pour mission de lui dire du bien de Prakash, surtout que celui-ci ne parle quasiment pas anglais, heureusement on a Gary pour traduire !

Le lendemain, on retourne au stadium dans la matinée pour la suite du festival, mais il n’y a rien, organisation indienne oblige ! En fait, ils ont changé le lieu du festival pour la journée, sans laisser de signes. On retourne alors se balader dans le bazar de jaisalmer, où je trouve un livre pour apprendre l’Hindi. De retour au 8 of july, la patronne, voyant que j’essaie d’apprendre l’hindi, m’offre une version simplifiée de la bhagavad gita, un des écrit principaux de la religion hindou, faisant partie du Mahabharata.

Le policier à qui on a (tenté) de parler hindi

Le policier à qui on a (tenté) de parler hindi

Du coup je teste mes connaissances avec un policier indien, qui ne comprends pas vraiment ce que je dis, mais la communication se fait quand même.
Le soir, on retourne au festival, pour encore plus de musique et danse folklorique indienne. Mais bon, c’est quand même plus ou moins la même chose que la veille.

 

 

 

Danseuses au desert festival

Danseuses au desert festival

Et encore une danse traditionnelle rajasthanie

Et encore une danse traditionnelle rajasthanie

Dernier jour de festival, tout se passe à Sam sand dunes, un village à 40 km de Jaisalmer, un des rares endroits du désert où l’on trouve des dunes (sinon c’est un désert plat…). Pour y aller, beaucoup de taxis proposent leurs services, mais ça coute cher, environ 1000 roupies par personne. Mais heureusement on a notre chauffeur attitré, Prakash, qui nous emmène là-bas dans son rickshaw gratuitement.  On part donc pour une heure et quart de rickshaw à travers le désert, un petit peu serré vu qu’on est 6, mais la route n’étant pas (trop) pourrie, le voyage se fait bien. En arrivant là-bas, ce qu’on remarque en premier, c’est le nombre incroyable de dromadaires, et d’indiens qui essayent de vendre des balades en dromadaire, évidemment. On assiste alors à une course de dromadaires, qui en soit n’est pas très intéressante, ça ressemble à une course de chevaux, mais avec des dromadaires. Par contre, les dromadaires étant un peu moins prévisibles que des chevaux, par moment, un des dromadaires va foncer dans le public, créant une (petite) pagaille.
Le coucher de soleil dans le désert, sur les dunes, est le plus beau que j’ai pu voir jusqu’à maintenant, les couleurs sont magnifiques, en plus ya des dunes et des dromadaires, c’est dommage que j’ai perdu les photos…
On retrouve ensuite prakash, qui nous a préparé un repas dans le désert, au feu de bois. Un chicken tikka massala pas mauvais du tout, pas extraordinaire non plus, mais bon, c’est pas un resto, et c’est au milieu du désert. Les chapatis par contre, cuits sur la braise sont excellent. On peut se relaxer, au milieu de nulle part, de la nourriture, une bonne ambiance, et bien sûr prakash tient à nous offrir une autre bouteille de vodka.
Gary devant prendre un train dans la soirée, on range tout le bordel et rentre à Jaisalmer. Malheureusement, les phares du rickshaw ne marchent plus, donc on se fait une heure et quart de route dans le désert, sans phares, dans le froid. D’un autre côté, tous les taxis qui rentrent à Jaisalmer éclairent la route pour nous..
Arrivés sains et saufs à Jaisalmer, on fait nos adieux à Gary, et allons nous coucher, demain étant le jour de notre départ. Direction Jaipur !
Le dernier jour, je ne fait strictement rien, à part sympathiser avec une mignonne petite vache ! Toute mignonne et toute douce, elle me fait des calins, et je lui gratte le cou !

Mon amie la vache

Mon amie la vache

Ce rêve bleu : Jodhpur

Posted from Jodhpur, Rajasthan, India.

Et me voilà à Jodhpur, la cité bleue. Traditionnellement, le bleu est réservé aux Brahmanes, caste supérieure dans la religion hindou, mais ici presque toutes les maisons sont peintes en bleu, pour éloigner les insectes.
Première impression : Je suis en Inde. L’Inde des films, et l’Inde qu’on lit, elle est là. L’ambiance est beaucoup plus authentique que dans le sud, et les gens beaucoup plus curieux de la personne, tout en étant désintéressé (sauf les commerçants, bien sûr).

Musique traditionnelle du Rajasthan

Musique traditionnelle du Rajasthan

Il est 17h30, et je m’arrête au Sunrise guest house, où je négocie une chambre pour 250 roupies. Une chambre énorme, avec eau chaude et salle de bain. Bon deal. Je commence à faire tremper mes habits sales, déballe mon sac et vais me promener dans la vieille ville. Je m’arrête alors à l’omelet shop, en face de l’omelet shop recommandé par le Lonely planet. (Je me suis rendu compte qu’en allant à côté des endroits indiqués dans les guides de voyages, on trouve de meilleurs services…). L’omelette est bonne, et Vicky, celui qui fait les omelettes est d’une gentillesse incroyable. Il me conseille sur les choses à faire, à voir, les endroits où manger, etc…

Clocktower et son marché

Clocktower et son marché

Je retourne alors à la guest house, et vais chercher mon passeport pour remplir le formulaire de l’hotel. A côté de moi, un gamin indien d’environ 14 ans maximum, a une valise renforcé à double fermeture cadenassée. Dans sa main, il tient une liasse de billet de 1000 roupies épaisse comme deux paquets de clopes. Il sort de sa poche une autre liasse de la même taille de billets de 100 roupies. Un peu bizarre, mais bon, c’est pas mon problème. Je commence à remplir le formulaire, quand le patron de la guest house me dit que c’est la personne avec qui je vais partager la chambre. Comment ça, partager la chambre ? Il me dit, qu’il sera de l’autre côté. Ah ok, donc pas dans la même chambre, mais dans la même partie de la guest house ? Non non, de l’autre côté de la chambre, sur un autre lit, mais dans la même chambre… Ok. Donc, il est maintenant 18h45, la nuit est tombée, j’ai passé une heure à me promener et à laisser mes habits tremper, en ayant la conscience tranquille, me disant que j’allais enfin avoir du temps pour moi, après avoir passé 3 jours dans des trains. Mais non. Le gosse étant louche, et voulant du temps pour moi, je choppe mes affaires, essore mes fringues, et me casse. D’ailleurs, j’avais mis mon cadenas sur la porte, donc qu’est-ce-qui serait arrivé si j’étais rentré à 23h ? Aurait-il cassé mon cadenas ?
Bref, je me retrouve à chercher une autre guest house, de nuit, et finit par trouver Hare Rama guest house, où je trouve une chambre encore mieux, avec canapé, tables basses, fauteuils, balcon, etc.. Pour le même prix. Et pas d’invité surprise. Je peux alors enfin me reposer, et profiter d’une nuit de repos.

Le lendemain, en passant du temps à l’omelet shop, je rencontre des français, des anglais, des japonais, et passe d’une langue à une autre. Ici, il y a trop de japonais, et je m’entraine à parler, bien que ce soit un peu dur, les mots ne venant pas forcément. Je rencontre alors une coiffeuse japonaise (les coiffeurs japonais sont les meilleurs), qui me propose de me couper les cheveux. Elle va donc chercher ses outils (elle a tout ! Les ciseaux, le spray, et même le par-dessus pour protéger les habits des cheveux), et on s’installe devant le marché, sur une place publique. En 5 minutes, une cinquantaine d’indiens nous regardent et prennent des photos de nous. Le photographe d’un journal local s’arrête et nous prend en photo ! Malheureusement, je n’ai pas pu avoir l’exemplaire du journal…

Flaner ensuite dans le marché autour de la tour de l’horloge est vraiment sympa, aller d’un chai shop à une boutique de souvenirs en passant par les étals de légumes, dans une ambiance indienne détendue, ou comment passer 4h à ne rien faire et observer la vie autour de soi.

Les étals de légumes dans le marché

Les étals de légumes dans le marché

Je rencontre une propriétaire de guest house et politicienne indienne qui prend des cours de français, et l’aide à faire ses devoirs. Du style « est-ce une chaise ? Non ce n’est pas une chaise, c’est un crayon ».
Nick et Karen sont donc censé me rejoindre le lendemain à Jodhpur, mais je reçois un coup de fil de ces derniers, qui me disent qu’ils restent à Jaisalmer pour le desert festival, processions de dromadaires et concours de M moustache, et autres fantaisies. Je dois donc les rejoindre, et me trouve un billet pour un train de nuit le lendemain.

Depuis le fort

Depuis le fort

La cité bleue, vue du fort

La cité bleue, vue du fort

Le lendemain après midi, je vais au fort de mehrangarh, qui surplombe la ville. La vue sur la cité bleue de là-haut est épatante. Encore un endroit où les problèmes disparaissent et les tensions s’effacent. C’est d’ailleurs l’endroit où a été tourné une des scènes du dernier batman, quand il passe par-dessus un mur, avec un énorme fort en arrière-plan. Je rencontre trois japonais avec qui je commence à pratiquer mon japonais (qui s’est d’ailleurs nettement amélioré), et allons diner ensemble dans un restaurant avec rooftop, d’où la vue sur le fort est magnifique.

Le fort de merhangarh vue depuis le restaurant

Le fort de merhangarh vue depuis le restaurant

Intérieur du fort

Intérieur du fort

En rentrant à la guest house, je rencontre d’autres voyageurs avec qui je passe mes dernières heures à Jodhpur, avant de rejoindre la gare pour prendre mon train.
Bye bye la cité bleue !

 

Direction Nord, à la poursuite de Nick et Karen : Margao, Pune, Ahmedabad

Posted from Pune, Maharashtra, India.

Après avoir reçu un mail de Nick et Karen me disant qu’ils allaient à Jaisalmer, puis Jodhpur dans le Rajasthan, je me décide à aller à Jodhpur, et les attendre là-bas.
Dans l’idée, ça à l’air simple, mais aller vers le Nord à partir de mi-février est très compliqué.. Déjà, tous les trains sont pleins, donc on ne peut s’en sortir qu’avec des billets de type « tatkal ». Les tickets tatkal sont des tickets qui ne sont mis en vente que le jour qui précède le départ du train, à partir de 10h du matin (évidemment, il y a une surtaxe).
Bref, je trouve un train qui part de Kumta (à 1h de bus de Gokarne), et arrive direct à Jodhpur, soit un trajet de 35h.. Malheureusement, j’essaye d’avoir un billet sur internet, mais le site internet de la société de train indien bug. Impossible de le réserver, et tous les billets partent un par un sous mon nez.. Après ça, je commence à étudier tous les itinéraires alternatifs (environ une dizaine), mais le site internet étant toujours inaccessible, tous les trains se remplissent. Après 3h à galérer, j’arrive enfin à accéder à la page de paiement, pour un billet de train entre Margao (goa) et Pune (maharashtra). Et évidemment, ça ne marche pas, grâce au mastercard securecode, ce code reçu par sms qu’on doit entrer sur internet, pour prouver qu’on est bien le détenteur de la carte bleue. En théorie, c’est bien, en pratique, je n’ai pas reçu de sms. Je demande donc à proprio du cybercafé si il peut appeler une agence de tourisme qui me réserverait le billet. Mais la place ayant été prise entre temps, il ne reste plus qu’une seule place libre dans le train, en classe 2ac (soit la deuxième classe la plus chère), avec évidemment une énorme surtaxe d’agence..

Le lendemain, je pars donc à la station de train de Gokarne, pour prendre un train jusqu’à margao, d’où part le train pour Pune, dans lequel j’ai une place. Arrivé à la gare, je demande à acheter un billet tatkal depuis Pune vers Jodhpur, pour le lendemain. Comme la chance est de mon côté, ils ne vendent pas de tatkal dans cette gare. Je le ferai donc à Margao.
Le train étant une heure en retard, j’arrive à Margao à 13h45, et vais direct au centre de réservation. après quinze minutes d’attente, le comptoir ferme juste devant moi. J’attend donc la fin de la pause, jusqu’à ce que quelqu’un me dise que le dimanche, le centre de réservation ferme définitivement à 14h. Bon, bah pas de ticket pour le lendemain.
Je prends donc le train, dans la classe climatisée, où l’on a heureusement une couverture. Il fait beaucoup trop froid là-dedans. Arrivé à 4h du matin à Pune, je sors de la couverture et me mets à trembler de partout, à cause de la climatisation.
Dehors, il fait froid aussi, comparé à Gokarne. Ce qui est étonnant, dans ces gares de grande ville, c’est le monde présent pendant la nuit. Vendeurs de chaï ambulant, foule de gens attendant leurs train, généralement en dormant sur le sol, mendiants, etc… Jusqu’à 8h du matin, il n’y a rien à faire, et j’essaye de discuter avec les gens, mais 90% ne parlent pas anglais, seulement Hindi et mahari, la langue locale.
A 8h, le centre de réservation ouvre, et je me précipite pour voir si je peux avoir un billet pour Jodhpur. Le train étant déjà plein, je me replie sur un train allant à Ahmedabad, allant plus vite que le train direct pour Jodhpur. Ainsi, je pourrais rattraper le train pour Jodhpur à Ahmedabad. Heureusement, il reste 6 places, mais seulement en 3ac (plus ou moins la même chose qu’en 2ac, mais avec 20 centimètres de plus au-dessus de la tête..). Et maintenant, j’ai plus qu’à attendre jusqu’à 22h..

Je fais donc de nombreux allers retours entre le parking pour deux roues de la gare, où je fume mes cigarettes, et la gare elle-même. A force, les personnes travaillant au parking m’invitent à m’assoir avec eux. A un certain moment, un gamin indien passe à côté de moi en gueulant « OK » exactement comme christian clavier dans les visiteurs. On discute, et ils me conseillent d’aller visiter le Ganpathi Ganesh temple, dans le centre ville. Ayant du temps à tuer, je vais y faire un tour. Et effectivement, en plein milieu de ce centre ville bruyant et extrêmement actif, un petit temple en argent, dédié à Ganesh est visité par des centaines d’indiens.
En retournant au parking, je rencontre le patron, qui décide de m’emmener en scooter jusqu’à l’autre parking de la gare, où il a une petite cabane ouverte pour s’abriter du soleil (oui parce que pendant la journée il fait très chaud) et boire un chaï. J’apprends alors à compter de 0 à 10 en hindi, puis de 11 à 20, mais j’oublie bien vite. J’arrive à me rappeler de 0 à 10. Au final c’est pas si utile que ça, si on ne peut pas dire le nom des objets en hindi…
N’ayant que des grosses coupures, je vais demander au guichet de la gare de me faire du change. Comme ça marche, je vais à chaque guichet pour casser un billet. Et comme il y a 10 minutes d’attente au minimum à chaque fois, ça permet de passer le temps.

Finalement, mon train arrive, et je rentre dedans. Encore une fois il fait froid, trop froid. En-dessous de moi, il y a une (petite) famille indienne, soit le père, la mère, l’oncle, le fils, sa femme et leur nouveau-né. On commence à discuter, et ils me demandent des photos de chez moi. Je leur dit que je n’en ai pas, et ils me demandent si j’en ai sur mon téléphone. Là je sors mon super nokia noir et blanc, et ils se foutent de ma gueule (gentiment). Le fils me montre son super smartphone, et pourquoi, je ne sais pas, mais il ouvre un dossier nommé « adults », et commence à me montrer tout son porno. Je lui explique que c’est pas vraiment mon truc, et essaye de ne pas trop stresser pour dormir. Apparement, pour sa famille, ça pose pas de problème. Ca se trouve ils regardent du porno en famille le dimanche après le repas….

Bref, je dors plus ou moins bien, et arrive à Ahmedabad avec 45 minutes de retard.  Je me demande alors si mon train sera encore là, celui pour Jodhpur. L’arrivée à Ahmedabad est magnifique, depuis le train, ces nuances de rose dans le ciel, avec des milliers d’oiseaux qui volent dans le ciel, dont seules les silhouettes se distinguent du ciel. Heureusement, le train pour Jodhpur a autant de retard que le mien. Je prends donc un ticket en general second sitting class, soit la classe la plus populaire (la seule qui ne nécessite pas de réservation, et qui n’a pas de limite de place). Dehors, première différence avec le sud, les rickshaws sont vert et jaune, au lieu de noir et jaune. Les oiseaux virevoltent tout autour de la gare, dans un vacarme assez infernal (imaginez, ça couvre le bordel que font les rickshaws). Dans les toilettes, une monumentale merde humaine marque l’entrée du couloir, sympa.
A l’arrivée du train, je cherche le controleur, pour qu’il me trouve une place en classe sleeper, en échange du paiement de la différence. Il me trouve une place, je m’y rends, et j’attends. En face de moi, un couple marié, et le père du mari, commencent à discuter avec moi. Elle ne parle pas hindi, et lui ne parle pas anglais. Au bout d’un moment, il me demande à l’oreille « How do you say I love you in your language ? », je lui réponds « Je t’aime », et là, ils commencent à se dire je t’aime à tout va. Oui, parce que culture indienne oblige, déjà qu’il ne se touche pas en public, il serait très mal vu qu’il se disent I love you, et comme personne ne comprends le français…
Vers 11h, ils commandent de la nourriture par téléphone, pensant qu’il s’agit du service du train qu’ils appellent, je commande aussi de la nourriture. 1h plus tard, quand on s’arrpete à Mont Abu, à la frontière du Rajasthan et du Gujarat, un homme nous passe des sacs de nourriture à emporter par la fenêtre. En fait, ils avaient appelé un restaurant de Mont abu qui est venu nous livrer à la fenêtre de notre wagon.

Plus que 5 heures avant d’arriver à Jodhpur. Par la fenêtre, je commence à voir des antilopes, des gazelles et des dromadaires, et surtout, le désert. Pas un désert de dunes, un désert plat.. Avec… rien.. (D’ailleurs j’avais une super photos prise par la fenêtre du train, mais comme j’ai perdu mes photos, bah je l’ai plus….) Le train finit par s’arrêter à la gare juste avant Jodhpur, et quelqu’un annonce qu’en raison de travaux, il faut descendre ici. Forcément, il n’y a pas de bus, mais une multitude de rickshaws. Je finit par en trouver un qui accepte mes prix, mais je dois m’assoir à côté de lui sur le siège conducteur avec les jambes à l’extérieur..

Après un tour en rickshaw assez dangereux et vivifiant, j’arrive enfin à Jodhpur, la cité bleue.

Billets de trains

Les billets de trains, et autres formulaires pour rejoindre Jodhpur depuis Gokarne

Au final, rejoindre Jodhpur m’aura pris 2 jours et demi, dont 18 heures d’attente dans cette ville inintéressante qui est Pune.

Gokarna 2, le piège

Posted from Karnataka, India.

En chargeant les photos sur l’ordinateur depuis la carte mémoire au cyber-café, la carte a été corrompu, et j’ai été obligée de la formater, donc il n’y a malheureusement qu’une seule photo que j’ai pu sauver… Bref, pas trop de photos pour cet article..

Karen et Nick, se dirigent vers le Nord de l’Inde depuis Hampi, et vont à peu près aux endroits où je voudrait aller, mais je veux retourner à Gokarne. Je leur dit donc que je les rejoindrai dans le nord après avoir passés quatre cinq jours à Gokarne.

Après une petite heure d’attente dans Hospet (la grosse ville à 20 minutes de Hampi), le bus arrive.
Cette fois-ci, c’est un bus de nuit non climatisé (donc moins cher), à l’aspect un peu viellot. Je me retrouve à l’arrière du bus, sur la couchette du haut (une couchette qui prend toute la largeur, pour 4 personnes.). A côté de moi, ô surprise, ce sont deux français que j’avais déjà vu à Gokarne. Deux musiciens/chanteurs qui font le tour du monde en vivant de la musique de rue, pas trop mal. A gokarne, ils chantaient sur la plage, de la chanson française.
Du coup, l’arrière du bus était animé pendant le trajet. Chanter les vrp, Brel, Zebda et autres font du bien, et rappellent les bons côtés de la France.
Grosse erreur, on commence à boire quelques bières, et évidemment, une heure après, on a tous envie de pisser, mais le bus ne s’arrête pas.. Après une heure d’attente à se tordre la vessie, le bus s’arrête et l’on se précipitent tous dans les buissons au bord de la route !
Dormir dans ce bus n’est pas la chose la plus aisée. Tout d’abord, la route étant défoncée, le bus allant très (trop) vite, et étant à l’arrière (juste au-dessus des roues), on se retrouve à environ 10 cm au-dessus de la couchette toutes les trentes secondes. Aussi, la taille de la couchette doit être calculée par rapport à la taille moyenne d’un indien, car il est impossible d’étendre complètement les jambes…
3h30, le matin, on arrive à Gokarne. Merci pour l’organisation, mais on fait comment maintenant ?
Avec les autres personnes du bus, on descend à Kudlee beach, et s’installe sur la plage, un peu de musique, et on finit la nuit à la belle étoile avec une très légère brise venant de l’océan (Un peu trop fraiche à mon goût, mais bon…).

Après avoir récupéré, je me décide enfin à aller à paradise beach, la dernière plage de Gokarne, la plus loin, où l’office de protection des forêts du Karnataka a détruit tous les restaurants et guest houses quatre ans auparavant pour préserver la nature. Evidemment, ils n’ont fait le travail qu’à moitié, et il reste encore les fondations et quelques pans de murs tagués. Résultat, Paradise beach ressemble plus à une plage abandonnée, qu’à une plage paradisiaque.. Une poignée de gens vivent en otarcie, dans des hamacs sur la plage, se lavent dans l’océan, et font leur vaisselle avec le sable et l’eau de mer.

Entre ma guest house et la plage, je passe devant plusieurs autres restaurants, et guest houses, et notamment le Mango Tree. Je ne sais plus comment j’en suis arrivé à sympathiser avec les voyageurs logeant là, mais c’est là que j’ai passé la majorité de mon temps. Jouer aux échecs, aussi un peu de go, discuter, ne rien faire pendant les heures les plus chaudes de la journée. Et comme je passe devant pour aller à la plage, je ne suis pas allé une seule fois au bord de l’eau, car je m’arrêtais au Mango tree avant, et n’en repartait pas…
Petit à petit, j’ai commencé à m’organiser, à aller dans le village tous les deux jours pour acheter des fruits et des légumes, du pain, du tahini (beurre de sésame), et autres. J’ai même trouvé cet outil pour chauffer l’eau. En fait c’est juste une résistance que l’on plonge dans le verre. Par contre, étant de manufacture indienne et douteuse, il faut prendre certaines précautions quant à son utilisation. Par chance, en Inde, les prises sont toutes équipées d’interrupteurs, donc on peut plonger la résistance dans l’eau, la brancher, puis allumer l’interrupteur, pour éviter de griller sur place. Du coup, j’ai pu me faire mon propre thé tranquillement, dans ma chambre, mes petits sandwichs. Et c’est là que j’ai commencé à réaliser que j’étais resté trop longtemps à Gokarne…
Au bout de deux semaines, je me suis enfin décidé à m’organiser pour partir vers le Nord (cette organisation était tellement mauvaise qu’elle aura un article à part entière….), pour rejoindre Nick et Karen.
Pendant ce temps là, j’ai été malade.. D’abord, ça a commencé par 5 jours de rhumes (sûrement à cause de la nuit sur la plage), puis deux jours de fièvre et de migraines, et enfin six jours de problèmes de digestion… Sympa. Et un peu flippant pour prendre le train. Car s’il y a quelque chose que n’importe quelle personne voyageur en Inde sait, c’est qu’il ne faut pas avoir besoin d’aller aux toilettes dans un train indien (en tout cas en classe sleeper.).

La veille de mon départ en direction de Jodhpur, dans le Rajasthan, en rentrant récupérer deux trois bricoles à la guest house, le fils du propriétaire, Shikara, m’invite à manger avec tout le monde pour la punja de la mort de son grand-père (une punja est une sorte de cérémonie hindou). Du coup je me retrouve avec 40 autres personnes résidant à Shiva prasad (le nom de la guest), à manger un très bon thali, traditionnellement présenté sur une feuille de bananier (facile à jeter !) et à même le sol. En revanche il faut lutter pour ne pas se faire remplir sa feuille de bananier indéfiniment et toutes les cinq minutes. Trentes secondes d’innatention et la feuille est de nouveau remplie.

Un dernier coucher de soleil sur la plage, et je suis prêt à partir le lendemain, direction Nord !

Dernier coucher de soleil à Kudlee